Réseau de l’action bénévole du Québec
présente
Des histoires inspirantes du bénévolat
5 décembre 2019

Une vie liée au bénévolat

Texte : Patricia Gougeon/Réseau de l’action bénévole du Québec

Photos : Marjorie Northrup

Marjorie Northrup est de ces personnes qui nous captivent dès la première rencontre. À 71 ans, cette belle dame a de l’énergie à revendre et sa chaleur humaine fait du bien. À la seconde où elle vous parle, c’est comme si vous étiez amis depuis longtemps. Actuellement coordonnatrice des services alimentaires bénévoles au Centre d'action bénévole de Montréal, vous constaterez que son parcours a toujours été lié de près ou de loin au bénévolat.

Du plus loin qu’elle se souvienne, Marjorie Northrup a toujours aimé aider les autres, cela lui vient de ses parents. Déjà enfant, c’était coutume dans son village au Nouveau Brunswick. « À ce moment, on ne disait pas le mot « bénévolat » on disait « entraide » et c’était tout naturel. Si une famille était plus défavorisée, les gens du village cuisinaient un peu plus pour leur en donner. On se donnait des trucs de nos jardins. Tu aidais et quand c’est toi qui avait besoin d’aide, les autres étaient là », raconte-t-elle.

Au fil des ans, Mme Northtrup s’est beaucoup impliquée, notamment dans les popotes roulantes, devenant même la présidente du Regroupement des popotes roulantes du Québec et s’impliquant aussi sur le CA de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec. Elle le dit elle-même, elle est un bon exemple que le bénévolat peut aider à se trouver un emploi puisque c’est ce qui lui ait arrivé la majorité du temps. Pour elle, le bénévolat c’est bénéfique à tous les niveaux, pour la santé (des études l’ont prouvé) ou même pour trouver l’âme sœur, puisque vous rencontrez des gens qui partagent les mêmes valeurs que vous. « Le bénévolat c’est démocratique, on a tous à un moment eu besoin d’un bénévole, que ce soit pour nous guider à l’hôpital, ou dans les sports amateurs, partout. Tout le monde à quelque chose à donner peu importe qu’ils aient des habiletés différentes. Cela donne un but, une raison d’être, une valeur morale. Le bénévolat devrait être naturel pour tout le monde.»

Si elle a étudié en psychologie, elle a aussi une formation en art dramatique et elle s’en sert parfois lorsqu’elle donne des conférences dont Vieillir en beauté avec le bénévolat. Elle a aussi donné la conférence Retrouver la magie du bénévolat il y a quelques années, car à ce moment, il y avait beaucoup de pression sur les gestionnaires de bénévoles, notamment à cause des enquêtes sur les antécédents judiciaires. Elle voulait alors redonner l’amour du métier à ses comparses.

Confronter ses peurs

Le bénévolat a également permis à Mme Northrup de vaincre sa peur de la mort. Elle s’est impliquée dans une unité de soins palliatifs. Elle a aussi été à l’écoute téléphonique chez Suicide Action Montréal. « J’avais peur de la mort et j’ai voulu confronter ma peur. J’ai vécu plein d’histoires particulières, difficiles, mais c’est tellement gratifiant. Ce sont aussi de belles leçons d’humilité.»

Elle est formelle, sans le bénévolat et le milieu communautaire, elle ne serait pas la même femme aujourd’hui. Il faut donc revaloriser le bénévolat dans notre société, car pour elle, tout le monde en sera gagnant.

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