Réseau de l’action bénévole du Québec
présente
Des histoires inspirantes du bénévolat
5 décembre 2019

Le bonheur de vivre de Rossana Bruzzone

Texte : Patricia Gougeon/Réseau de l’action bénévole du Québec

Photos : Rossana Bruzzone, Mikaël Theimer, Franck Billaud

MTL la plus heureuse était un projet soumis pour le 375e anniversaire de Montréal. Aujourd’hui, c’est devenu un OBNL dont la mission est de contribuer au rayonnement de la métropole et  de propager la joie partout, notamment avec l’aide de ses ambassadeurs bénévoles. Rossana Bruzzone est la cofondatrice et pas de doute possible, elle respire le bonheur.

M. Bruzzone, comment MTL la plus heureuse a débuté?

J’étais en train de terminer l’écriture de mon livre Le défi optimiste lorsque mon graphiste a vu que c’était le deuxième anniversaire de « Je fais Montréal ». On s’est dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour présenter un projet pour le 375e. On souhaitait voir comment les gens pouvaient être heureux à Montréal et faire un festival du bonheur. Pour documenter le projet, on a fait des capsules vidéo en demandant seulement à pleins de gens qu’on rencontrait « Pourquoi ils étaient heureux à Montréal ?». Au fur et à mesure, on a monté le projet et on a fait 150 capsules, c’était pour le 150e du Canada aussi. On a fait une campagne de socio financement, mais au début c’était difficile, donc on a demandé à des gens de devenir des ambassadeurs du bonheur. Ils devaient parler du projet, mais aussi répandre la joie. On a fait un grand cri de joie sur le Mont-Royal. On a eu tellement plaisir, qu’on a voulu poursuivre au-delà du 375e et c’est devenu un OBNL.

Qu’est-ce que les gens vous répondaient sur ce qui les rendaient heureux à Montréal?

Beaucoup disaient la diversité culturelle, les bons restaurants, les festivals accessibles à tous. La sécurité aussi. Il y avait un monsieur qui a fait pleurer tout le monde lors de la projection du documentaire, il était adorable. Il avait la sclérose en plaques à un stade très avancé, il est décédé depuis, mais malgré sa maladie, il disait à quel point il trouvait la ville belle. Il parlait des saveurs et des couleurs de Montréal, c’était touchant.

Vous organisez aussi un festival du bonheur.

Oui, toujours en mars, car le 20 mars c’est la Journée mondiale du bonheur. Ce sera notre deuxième édition l’an prochain. On organise plein de choses et on veut aussi mettre en lumière des artistes pas nécessairement connus, mais qui répandent du bonheur. La première édition a été un succès, on avait des tables rondes, une exposition photo de quatre artistes, des choses pour les familles, des ateliers de rire, de création. Après, au mois de juin, nous avons aussi participé à "100 en 1jour": 100 actions pour améliorer la ville. Ce concept existe dans d'autres villes dans le monde, et à Montréal cette année la Maison de l'Innovation Sociale et l'Institute du Nouveau Monde se sont occupés de l'organisation. Nous avons fait notre part avec 16 "étincelles de bonheur". Comme un piano public joyeux, des  messages heureux incognito diffusés dans un quartier et des câlins gratuits avec la Brigade du bonheur. Naturellement, nous avions plusieurs partenaires et bénévoles, dont nos ambassadeurs.

Pourquoi avoir choisi d’en faire un OBNL?

Dans le but de partager la joie partout, y compris dans les médias, surtout les médias sociaux. On souhaite propager la joie et démontrer pourquoi Montréal est la ville la plus heureuse. Montrer que ce n’est pas vrai que les belles histoires ce n’est pas vendeur.

Les bénévoles sont importants pour votre organisme, mais le bénévolat est aussi important pour vous.

Oui. Même lorsque j’étais enseignante en Italie, j’ajoutais toujours des projets, je voulais toujours aider mes étudiants à être plus heureux. J’ai commencé des ateliers d’écriture et j’ai compris la force que cela pouvait avoir. Une jeune fille avait participé et cela nous a permis de l’aider, cela lui a sauvé la vie. J’aidais aussi dans ma paroisse, dans ma communauté. Pour moi, le bénévolat c’est d’être en relation avec l’autre et j’ai toujours aimé partager avec les gens. Lorsque je suis arrivée à Montréal, il y a six ans, j’ai fait du bénévolat en attendant d’avoir mon permis de travail. J’avais une belle carrière en Italie, mais je sentais que j’avais besoin d’un changement. J’ai rencontré un couple de Québécois dans un atelier de peinture qui m’ont invitée à venir les voir et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti que c’était ça. Que ça se passerait à Montréal, même si je ne connaissais rien de cette ville. Cela a été un coup de foudre.

Et son coup de foudre, elle veut le partager avec le monde entier en proclamant que Montréal est la ville la plus heureuse au monde.

Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/Mtllaplusheureuse/

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