Réseau de l’action bénévole du Québec
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Des histoires inspirantes du bénévolat
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4 août 2020

Aider des chevaux et des humains

Depuis quelques années, il existe une écurie à Vaudreuil-Dorion qui s’est donnée comme mission de secourir les chevaux dans le besoin. Secours Une histoire de chevaux ou A Horse Tale Rescue est bien plus qu’une passion pour les chevaux, c’est aussi une passion pour les humains. Le Réseau de l’action bénévole du Québec s’est rendu sur place (bien avant la pandémie de la COVID-19) pour discuter avec le directeur général Mike Grenier et de la chargée du comité d’adoption et de secours, Marie-Claude Gauthier. Une visite marquante Mike Grenier a connu le refuge lors d’une visite à une journée portes-ouvertes (il y en a régulièrement). Il a tellement adoré qu’il est devenu bénévole et le voilà aujourd’hui directeur général. C’est sensiblement le même genre d’histoire pour Marie-Claude Grenier. Amoureuse des chevaux, elle cherchait peut-être à en adopter un lorsqu’elle est tombée sur la page du refuge. Au lieu d’avoir un seul cheval, elle peut maintenant profiter de la présence d’une douzaine. Tous deux travaillaient dans le monde corporatif et ont eu envie de changer de rythme de vie. Chez Secours Une histoire de chevaux on suggère aux gens de venir visiter l’endroit lors d’une portes-ouvertes et s’ils sont intéressés, ils peuvent s’inscrire pour devenir membre (25$/an), ce qui leur permettra de devenir bénévole également. Ici, les bénévoles sont encadrés et ne travaillent jamais seuls, par sécurité. Certains y vont par amour des chevaux, d’autres même pour apprivoiser leur peur des chevaux. Différentes tâches vous attendent, que ce soit de nourrir les chevaux, de nettoyer, de donner des médicaments et bien plus, le travail ne manque pas. Un tableau des différentes procédures est installé dans l’écurie afin de faire le suivi quotidien pour chaque cheval. « On encadre les gens, ce n’est pas nécessaire d’avoir de l’expérience. Les gens ne sont jamais seuls, même s’ils ont de l’expérience, c’est toujours deux personnes. Ce sont des animaux, ils peuvent être imprévisibles, on ne sait jamais. C’est très structuré, mais ça ne veut pas dire qu’on n’a aucune liberté. Quand ça va bien, moi-même je me permet d’aller coller mon cheval préféré », explique Marie-Claude. Une grande famille Les chevaux du refuge sont souvent malades, mal en point et on se fait un devoir de les soigner, si cela est possible, on tente de les replacer dans une bonne famille, mais souvent, les chevaux vont vivre leurs dernières années ici, bichonnés, câlinés, aimés. Ils ont même accueillis d’anciens chevaux de calèches, dont deux l’automne dernier alors que la ville de Montréal n’allait plus permettre d’avoir des calèches sur son territoire. L’endroit respire la sérénité, la bienveillance, ici c’est une grande famille. « À la base, la vie n’est pas facile, il y a des hauts et des bas, le travail, la famille, le stress, le trafic, ici on donne la possibilité de se mettre en pause, de vivre dans le moment présent, de travailler avec d’autres personnes qui ont le même but, le même amour des chevaux. Tout le monde est inclus ici, c’est une famille, on brise l’isolement, cela ne fait pas juste du bien aux animaux mais aux aussi gens », raconte Mike Grenier. Le bien-être que procurent les animaux sur les gens, on le voit régulièrement ici. Tellement que le directeur général a eu l’idée de mettre sur pied le programme Expérience en 2017 et les effets sont plus que bénéfiques. Gratuitement, différents groupes communautaires qui viennent en aide à des gens avec des besoins spéciaux et spécifiques peuvent venir au refuge, soit aider, soit simplement profiter de la présence des chevaux. De voir la joie des bénéficiaires du Centre de réadaptation de l’Ouest de Montréal à leur arrivée, lors de notre visite, pas de doute, tous apprécient au plus haut point leur moment à l’écurie. Les sourires qu’il y avait sur leur visage en disent long. Ainsi, par petits groupes, et sur rendez-vous, les gens peuvent profiter des lieux. Les chevaux étant de nature empathique, leur contact est donc bénéfique. « On voit que le bien-être des gens s’améliore ici. Certains groupes ont juste besoin d’être ici, par exemple pour les femmes violentées, les femmes de soldat. Les personnes avec des besoins spéciaux, elles peuvent nous aider et elles se sentent donc incluses. C’est très valorisant quand tu peux redonner », ajoute Mike. Les demandent sont de plus en plus nombreuses d’ailleurs pour le programme Expérience. Les demandes qui augmentent également sont celles pour les chevaux. Malheureusement, pour le moment, parfois, l’organisme doit en refuser. Mais, ils ont pour projet d’agrandir pour pouvoir éventuellement accueillir une quarantaine de chevaux et ce, sur le terrain en face de leur écurie actuelle. Ce qu’ils ont besoin ce sont des fonds pour pouvoir réaliser leur projet. Les bénévoles, sont déjà nombreux et dévoués, même par temps de grands froids, ils sont toujours au rendez-vous pour prendre soin des animaux. Parions que la liste de leurs bénévoles pourraient augmenter d’ici peu. Peut-être que plusieurs d’entre vous n’aviez aucune idée qu’il existait un tel endroit pour prendre soin des chevaux, tout près de Montréal. Pour plus d’informations : https://ahtrescue.org/fr/ 

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9 juillet 2020

Maski récolte : Éviter le gaspillage alimentaire en aidant la communauté

On a beaucoup parlé de récoltes ces derniers temps. Avec la pandémie, les agriculteurs ont du mal à trouver de la main-d’œuvre dans leurs champs. Puis, on a parlé de gaspillage alimentaire, de banques alimentaires également. Mais il existe maintenant quelques organismes qui se sont donné pour mission de réduire considérablement le gaspillage alimentaire tout en aidant leur communauté. Dans la MRC de Maskinongé, en Mauricie, il y a Maski récolte, qui avec ses bénévoles, fait tout en son pouvoir pour amasser les denrées oubliées.  Maski récolte est né il y a trois ans. Son agente de développement, Suzie Paquin était en fonction avec Maski en forme depuis quelques années lorsqu’on a ajouté le volet de saine alimentation à l’activité physique. Adopter de saines habitudes de vie était la clé. Au fil des activités et des demandes de sa communauté, Mme Paquin s’est rendu compte qu’il y avait un besoin en aliments sains non seulement dans les activités, mais aussi dans certains organismes, écoles, camps et que plusieurs agriculteurs perdaient de leurs récoltes (jusqu’à 30%) faute de main d’œuvre et de temps. C’est ainsi que l’idée de Maski récolte a vu le jour. Un succès fulgurant  Ici, des bénévoles vont dans les champs récolter les denrées qui n’étaient pas ramassées. Un tiers des aliments est remis à chacun des bénévoles, un tiers au producteur et un tiers aux organismes locaux. «Bien souvent, les producteurs refusent leur part, donc on se retrouve moitié-moitié, mais rares sont les bénévoles qui repartent avec la moitié de leur récolte, car c’est beaucoup trop. Donc, on se retrouve avec une très grosse quantité de nourriture pour les organismes », mentionne Suzie Paquin.  Lors de leur première année d’activité, il y a eu deux mois de récolte, donc au total 9 activités de cueillette qui ont fourni 1396 kg de denrées, récupérées chez six producteurs. Il y a eu 48 bénévoles et neuf organismes ont profité de ces denrées. Mais dès la seconde année, le succès a littéralement explosé. Les récoltes ont débuté en juillet avec la saison des fraises et se sont poursuivies avec les courges et citrouilles jusqu’au début novembre. 11 producteurs ont fait appel à Maski récolte, cinq particuliers ont demandé de récolter aussi sur leur terrain. 284 bénévoles ont participé à 37 activités de cueillette. Il y a eu également 23 dons de nourriture, ici les producteurs ont récolté eux-mêmes, mais ont fait don de leur surplus. Si la première année il y avait eu une tonne de denrées, la deuxième année s’est soldée avec 8,3 tonnes de nourriture cueillies. Cette fois, 32 institutions ont pu en profiter. « Le projet intéresse grandement maintenant la MRC de Maskinongé qui veut en faire un projet régional. On a toujours des appels de partout au Québec pour savoir comment on a tout mis en place. On souhaite étendre le concept à toute la Mauricie maintenant. » Et pourquoi pas tout le Québec ? Il existe déjà des projets semblables ailleurs comme Récoltes oubliées à Sorel, Fruits partagés à Rimouski ou encore Les fruits défendus à Montréal, pour ne nommer que ceux-là. Maintenant, grâce à Maski récolte, les plus jeunes ont droit à des collations santé et des familles ont accès à des produits frais et locaux. L’organisme récolte une variété de produits allant des fraises aux citrouilles en passant par l’ail, les noix et plus encore. Le but étant de faciliter les récoltes pour avoir moins de gaspillage. On souhaite aussi se tourner vers la transformation pour permettre de conserver les fruits et légumes plus longtemps.  Cette année, en raison de la pandémie, la distribution pose un problème, car les camps ne sont plus activité ou n’ont plus les activités de cuisine, même chose du côté des cuisines collectives. Maski récolte espère donc compter sur certains traiteurs ou restaurateurs qui pourraient mettre à leur disposition leur matériel pour permettre la conservation des denrées afin d’échelonner la distribution plus longtemps. « Il y a eu du financement pour les banques alimentaires, mais les demandes sont grandes. On voit déjà arriver les paniers de Noël nous, donc si on peut congeler certains aliments ou même en transformer, c’est ce qu’on va faire. Éventuellement, on veut pouvoir distribuer toute l’année.»  Rassurez-vous, malgré les consignes sanitaires qui seront respectées, les récoltes bénévoles ont bel et bien lieu cette année et autant les producteurs que les gens qui souhaitent s’impliquer sont au rendez-vous. « Les bénévoles aiment ce retour à la terre, d’avoir littéralement les mains dans la terre. C’est aussi faire comprendre aux enfants d’où viennent les produits qui sont sur la table. C’est tout un sentiment de pouvoir aider d’autres familles, il y a de la fierté. Cela vient contrer l’isolement aussi, même pour les producteurs qui voient leurs champs remplis de gens qui repartent avec leurs récoltes et un gros sourire. Pour eux, c’est une main d’œuvre qu’ils n’auraient pas pu avoir. Tout le monde y trouve son compte », indique Mme Paquin.  Un beau projet qui mérite d’être développé partout. Pour en savoir plus : https://www.maskirecolte.com/ 

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4 juin 2020

Un accident qui a changé sa vie

Si vous appelez au Centre d’action bénévole de Montréal les lundis, vous allez probablement parler à Frédéric Gauthier à la réception. Croyez-le ou non, ce bénévole dévoué est semi-voyant. Il a presque complètement perdu la vue à la suite d’un terrible accident. Aujourd’hui, c’est vers le bénévolat qu’il s’est tourné.  M. Gauthier, vous avez perdu la vue lors d’un accident. Pouvez-vous nous raconter ce qui s’est produit? C’était en 1995. J’étais camionneur. Il y a eu un problème avec l’équipement avec lequel je travaillais. Vous savez lorsque l’on retire une remorque, il y a des pattes. L’une d’elles ne se levait pas et on ne savait pas pourquoi. Sur cette remorque, les freins aussi restaient un peu collés, pas beaucoup, mais un peu sur une roue. J’étais sur la route depuis 1h environ, dans un village au Saguenay, il y avait une grande côte et quand j’ai regardé dans mon miroir, il y avait une file de voitures et de la boucane. Au milieu de la côte, il y a un magasin général, j’ai arrêté dans leur cour. J’ai vu qu’il y avait du feu dans la roue. Je transportais des copeaux secs, alors je ne voulais pas que ça prenne feu. Je suis allé chercher mon extincteur, mais quand je me suis approché, le pneu a éclaté et j’ai perdu la vue. C’était comme si on avait fermé les lumières d’un coup. Comme si on m’avait donné un gros coup de poing dans le visage. Je me suis couché plus loin, le gars du dépanneur est venu me voir. J’ai été opéré d’urgence. On m’a gardé 4 jours à Chicoutimi avant d’être transféré à Montréal en ophtalmologie.  Les médecins n’ont pas pu sauver vos yeux? Je me souviens qu’à Chicoutimi lorsque le médecin faisait son examen avec une lumière, je voyais une petite lueur dans l’œil gauche, il croyait qu’ils auraient pu le sauver, mais malheureusement non. J’ai subi plusieurs opérations, dont une pour un décollement de la rétine, une première greffe de cornée aussi, puis j’en ai eu une deuxième. Aujourd’hui, je peux voir des silhouettes, je peux voir des gros caractères si je les agrandi sur mon écran d’ordinateur. J’ai peut-être environ 5% de vision. Ce n’est peut-être pas beaucoup, mais c’est assez pour que je puisse me débrouiller même sans chien d’assistance. (Au moment de notre entretien, M. Gauthier avait appris que son chien de la Fondation Mira avait malheureusement un cancer. Il allait donc avoir un autre chien.) À ma dernière opération, je me souviens quand le médecin a enlevé mes pansements, je pouvais voir un peu, j’avais un gros sourire en sortant. Comment en êtes-vous venu à faire du bénévolat? J’ai commencé en 2013 avec l’Association des sports pour aveugles du Montréal Métropolitain, je participais à des campagnes de financement comme les emballages dans les épiceries. J’ai également siégé sur sur leur CA. C’est là que j’ai rencontré ma femme Stéphanie (Carrasco). Elle travaillait au Centre d’action bénévole de Montréal (CABM) et elle voulait mettre en place un service de popotes roulantes. Avec l’Association, elle a mis en place la livraison en vélo tandem et m’a demandé si je voulais le faire. Ce service à vélo n’existe plus. En 2018, ils ont eu besoin d’un réceptionniste bénévole et j’ai dit que cela m’intéressait. Ils ont un réceptionniste bénévole différent chaque jour et c’est comme ça que j’ai commencé au CABM. Mais le bénévolat faisait déjà partie de ma vie. Qu’est-ce que cela vous apporte? Cela vient compenser le travail que je ne peux plus faire. Comme c’est un accident de travail, mon salaire est remplacé, alors aussi bien faire du bénévolat et aider des organismes qui en ont besoin. En plus, je me sens utile. Par exemple, avec les popotes c’était aussi de démontrer qu’une personne handicapée pouvait également aider d’autres personnes dans le besoin. Certaines personnes se voient comme des victimes, d’autres non, ça dépend de leur personnalité. Moi je voulais montrer que je pouvais aider aussi. On s’adapte, on trouve nos trucs. Même avec un handicap c’est possible de faire du bénévolat. On peut aussi faire des activités. C’est une façon de sortir de son isolement.   

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16 janvier 2020

Par amour pour les chiens

Imaginez une équipe de bénévoles composée, entre autres, de vétérinaires qui se rendent dans diverses communautés autochtones du Québec afin de prendre soin de chiens. Ils doivent souvent travailler dans des conditions très difficiles, mais ils le font toujours avec la même passion et le même dévouement. Ces bénévoles extraordinaires existent bel et bien. Pas étonnant que l’émission Refuge Animal a choisi de les mettre en vedette pour les premiers épisodes de sa 6e saison. Nous avons discuté avec Daphnée Veilleux-Lemieux, vétérinaire et présidente de Chiots Nordiques et Maély Richard, technicienne en santé animale et bénévole. Chiots Nordiques a trois volets à leur mission. D’abord, ils mettent sur pied des cliniques de stérilisation dans diverses communautés autochtones, ils font de l’adoption avec les transferts vers des familles d’accueil et refuges partenaires et font également de l’envoi de nourriture. C’est en 2011 que Daphnée a eu son premier contact avec l’organisation. Elle y a adopté un chien et comme elle est vétérinaire, on lui a demandé de se joindre à l'équipe en y apportant son expertise professionnelle. Daphnée a donc joint le Conseil d'administration, avec lequel elle a ensuite mis sur pied les cliniques de stérilisation, qu'ils ont finalement initiées à Schefferville en 2012.  Vétérinaire à temps plein, mère de deux enfants et ayant également deux chiens, elle est maintenant Présidente de Chiots Nordiques et oui, elle trouve le temps de s’impliquer corps et âme dans cette organisation à laquelle elle croit. « Oui, c’est un bénévolat en lien avec mon travail, mais en même temps c’est différent. On est tellement dépaysé quand on est dans les communautés, il n’y en a pas une semblable, ce n’est pas la même langue, le même fonctionnement, le même rythme de vie. On est limité en équipement, en matériel, c’est de la clinique de brousse, on répond aux normes minimales. Moi durant les cliniques je fais plus de la gestion. Habituellement, lors des cliniques, nous sommes sur place entre trois et cinq jours et on peut voir en moyenne 50 chiens par jour, parfois jusqu’à 75 », raconte-t-elle. Une expérience mémorable Dans le cas de Maély Richard, technicienne en santé animale, elle s’est jointe à Chiots Nordiques il y a près de deux ans. Elle entendait des collègues parler de leur expérience et elle a finalement vécu sa première clinique à Unamen Shipu et elle a eu la piqûre. « C’est la course contre la montre quand on arrive, on doit monter la clinique et tout placer rapidement pour être prêts à faire les stérilisation et examens. Ce sont de grosses journées. Souvent ces chiens n’ont pas de soins vétérinaires, ils se promènent librement, mais sommes toute ils ont souvent une belle vie de chien pareil. Souvent les gens de la communauté se demandent ce qu’on vient faire à leurs chiens, surtout aux endroits où on va la première fois, mais ensuite ils comprennent qu’on est là pour les aider. » Chiots Nordiques fait donc beaucoup de sensibilisation sur les problèmes de surpopulation canine dans les communautés. C’est aussi une question de santé et de sécurité publique. Le plus difficile est sans doute le financement. Il en coûte environ 35 000$ à Chiots Nordiques pour faire une clinique par avion et la communauté doit payer le même montant. Malheureusement, si certains endroits aimeraient avoir la visite de l’équipe, ils n’en n’ont pas nécessairement les moyens. Si l’équipe est entièrement composée de bénévoles, il n’en reste pas moins qu’il y a des frais pour le transport, les équipements, les médicaments et tout le matériel nécessaire. Au-delà des difficultés Mais parfois la difficulté est aussi de devoir laisser des chiens derrière. «Le soir par exemple, quand on sort d'une grosse journée, parfois il y a des chiens devant la porte. Comme ils ont été nourris et soignés, ils reviennent et quand on se rend à notre hébergement ils nous suivent en courant derrière la voiture. C'est difficile, parfois ces chiens sont inapprochables et d'autres ont des propriétaires. C'est déchirant, mais nous savons que nous faisons une grande différence auprès de ceux que nous sommes en mesure d'aider et souvent lorsque nous y retournons, nous pouvons revoir les chiens laissés la fois précédente. », mentionne Maély. Cette différence, Daphnée le ressent aussi. Maintenant à Obedjiwan, les gens demandent quand l’organisation Chiots Nordiques sera de nouveau dans le coin. Ils ont établi un beau lien. Heureusement, il y a souvent de belles histoires d’adoption avec des chiens qui n’auraient peut-être pas survécus sur place. D’ailleurs, dans l’épisode du 13 janvier 2020 de Refuge Animal, vous avez pu voir une de ces belles histoires avec le sauvetage de la chienne Nyméria qui s’était réfugiée sous un cabanon dans un dépotoir. Trois de ses chiots étaient malheureusement décédés, mais deux ont survécu. L’équipe avait repéré la chienne depuis déjà un moment et sa capture a été tout un exploit, lors d’une journée très froide en plus. «Elle a marqué notre équipe. On a dû enlever le plancher du cabanon, on avait réussi à récupérer les chiots, mais pas la mère. Un de nos bénévoles a rampé sous le cabanon pendant que tous les autres bloquaient les accès autour et on a fini par réussir à la prendre », raconte Daphnée. Grâce à des familles d’accueil et de bons soins, les chiots et Nyméria ont été adoptés et vivent maintenant une belle vie de chien. Pour faire partie de Chiots Nordiques, il faut non seulement être dévoué mais aussi très passionné et prêt à vivre un grand dépaysement. Mais tous ceux qui ont participé à des cliniques en parlent encore. Chiots Nordiques devient aussi une deuxième famille comme le dit sa présidente. Pour en savoir plus sur Chiots nordiques : http://chiotsnordiques.com

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18 décembre 2019

La bienveillance de Dominique Spénard

En cette période des Fêtes de fin d’année, les réceptions sont nombreuses. La majorité d’entre nous goûterons à l’abondance d’excellents buffets. Mais que faites-vous de toute la nourriture qui reste? Une bonne idée serait de contacter Dominique Spénard, une femme sympathique et dévouée qui pourra prendre en charge le reste de nourriture et aller le distribuer à des sans-abris qui en seront plus que ravis. Le tout a d’abord commencé lorsque Dominique Spénard a demandé aux employés de l’entreprise où elle travaillait de lui apporter des manteaux qu’ils ne voulaient plus pour ensuite aller les offrir aux plus démunis. Elle avait aussi lu l’histoire d’une organisatrice d’événements de Los Angeles qui avait lancé une application et avait approché tous ses contacts afin de récolter la nourriture restante des nombreuses fêtes afin de les distribuer aux plus démunis. Cela a été une belle inspiration pour Dominique. Elle-même organisatrice d’événements, elle constatait que malheureusement il pouvait avoir beaucoup de gaspillage de nourriture. « Une fois, il restait plein de croissants, je les ai mis dans un gros sac et je suis allée sur la rue Sainte-Catherine pour les remettre à des sans-abris. En peu de temps, j’ai vidé le sac. Je l’ai fait quelques fois ensuite. Avant on pouvait voir un sans-abri par coin de rue, maintenant ils sont beaucoup plus. » Une reconnaissance pour ce que l’on a En vieillissant, elle prend de plus en plus conscience que de contribuer à sa communauté fait une réelle différence dans la vie d’autrui mais également dans la sienne. « Chaque fois que je suis revenue d’une virée dans le centre-ville, je suis revenue le cœur gros de tout ce que j’avais reçu. Cela m’apporte de la gratitude pour ce que j’ai. Quand on revient, on arrive dans un appartement, même si c’est un trois et demi, on a du chauffage, un bain chaud, de la bouffe dans le frigo, on se rend compte de notre chance. Après si ça peut inspirer d’autres personnes à le faire, tant mieux. » Donc, encore une fois cette année, elle a lancé l’appel dans son entourage pour récolter les restes de nourriture des fêtes. Éventuellement, elle aimerait beaucoup trouver un partenaire et maintenir un service de ramassage, un peu comme cette organisatrice de Los Angeles et offrir ce service à l’année. « Il y a beaucoup d’événements, les partys de bureau, les mariages. Pour moi cela n'a aucun sens de jeter de la nourriture en sachant que quelques étages plus bas, des gens n’en n’ont pas. » S’impliquer pour son père La première fois que Dominique Spénard a voulu s’impliquer auprès d’une cause c’était avec la Société canadienne de sclérose en plaques, maladie dont souffre malheureusement son père. « C’était la première fois que je parlais de la maladie de mon père, car on n’en parlait pas dans la famille. Une amie et moi, on a amassé 12 000$ chacune pour la recherche et on a gravi le Kilimandjaro. Avec des amies on avait fait un calendrier qu’on a vendu, ma collecte de fond c’était aussi pour allumer les gens sur le fait que mon père était malade et qu’il ne se plaignait jamais, mais que cela faisait partie de nos vies », mentionne Dominique. Cela lui a également fait prendre conscience qu’il était important de donner de son temps. Dominique est de ces gens qui aiment penser aux autres. Il n’est pas rare non plus qu’elle s’arrête ne serait-ce que quelques instants simplement pour discuter avec un itinérant dans la rue. Question que cette personne puisse se sentir importante au moins quelques minutes dans sa journée. Un beau geste inspirant n’est-ce pas? Vous pouvez contacter Dominique Spénard par courriel au : dominiquespenard@me.com

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18 décembre 2019

La Fabuleuse histoire d’un royaume

Depuis 1987, la Fabuleuse histoire d’un royaume prend vie chaque été au Saguenay-Lac-Saint-Jean grâce à des dizaines de bénévoles. Christian Tremblay a vécu sa première expérience à l’été 2019 et il a tellement aimé, qu’il est resté pour la version d’automne destinée aux touristes qui arrivent par les bateaux de croisières. Mais comme le dit si bien Louis Wauthier, lui qui vient de quitter ses fonctions de metteur en scène, sans les bénévoles, le spectacle n’existerait même pas. À chaque représentation, c’est 150 comédiens bénévoles qui donnent vie aux personnages de la Fabuleuse. Des gens de 4 à 88 ans. Souvent, c’est aussi une activité familiale. À travers les 32 ans d’existence, l’équipe a tout vécu, des mariages, des séparations, des naissances, des décès, des maladies, mais une chose les a toujours unis, le plaisir et l’amour de la scène. Certains bénévoles sont présents depuis presque les tous débuts. Christian Tremblay, lui, s’est lancé dans l’aventure à l’été 2019. Policier dans la vie, il ne croyait pas avoir la fibre artistique. Il avait vu le spectacle à quelques reprises. Mais lorsque M. Wauthier a contacté sa conjointe pour savoir si elle souhaitait refaire le spectacle, M. Tremblay a mentionné qu’il le souhaitait aussi. « À part la naissance de mes enfants, c’est le plus beau trip que j’ai eu dans ma vie. C’est vraiment le fun. Nous étions toujours contents de nous voir après nos journées de congé. Mon fils l’a fait aussi ainsi que le fils de ma blonde. Ma fille songe à le faire. On développe de belles amitiés. Je comprends maintenant pourquoi chaque personne qui a participé à la Fabuleuse en parle toujours autant, même après 20 ans. Il faut le vivre », mentionne M. Tremblay avec enthousiasme. Il ajoute qu’avec la Fabuleuse, il a fait des choses qu’il n’aurait jamais cru faire dans sa vie, comme descendre d’un plafond, lui qui n’aime pas les hauteurs. « J’étais trop gêné et en plus avant j’avais un surpoids, donc je ne me sentais pas en forme. Là, je courrais sur scène, j’ai dansé, je n’avais jamais fait cela. À un moment, je devais danser le rock’n’roll sur scène, au début j’essayais et ça ne fonctionnait pas. Mais Louis Wauthier avait décidé que j’étais capable et il avait raison. Il est convainquant et te donne confiance en toi. Finalement, ça s’est très bien passé. » Une ambiance unique D'ailleurs, une des joies de Louis Wauthier durant ses 32 ans au sein de la troupe, c’est justement d’avoir su trouver les fibres artistiques de gens qui n’étaient aucunement des acteurs dans la vie. Il a su leur donner une confiance. « J’ai cette capacité de rassembler. Les bénévoles sont l’essence même de la Fabuleuse, sans eux, le spectacle n’existe pas. À chaque première rencontre je leur disais qu’on allait trouver cette fibre artistique en eux et qu’on trouverait une façon pour chacun. Ce n’est pas évident de recruter autant de bénévoles chaque année, mais l’attrait de la scène et leur curiosité font en sorte qu’on y arrive. C’est plus difficile d’avoir des hommes, surtout des ados, mais dès qu’ils montent sur scène une fois, que les gens applaudissent, c’est un sentiment qui ne s’explique pas. Une fois qu’ils ont fait le spectacle, c’est gravé en eux à tout jamais », raconte Louis Wauthier. Après mûre réflexion, ce dernier a choisi de passer le flambeau à un autre metteur en scène après 32 ans. Un deuil à faire certes, mais un grand sentiment de fierté également d’avoir su comment faire afin de garder une telle production vivante. Ce qu’il aimait par-dessus tout, c’est de retrouver les comédiens bénévoles chaque soir, tout juste avant le spectacle et de revenir sur le show de la veille, échanger avec eux. Tous ces moments partagés, de joie, de peine, d’écoute, des tours joués entre eux, des liens qui se sont tissés. Même si cela peut sembler cliché, tous diront que la Fabuleuse Histoire d’un royaume c’est une belle et grande famille. La fabuleuse histoire d’un royaume c’est: Chaque soir, 150 comédiens bénévoles entourés d’une équipe technique de 20 personnes, de 25 employés de soutien, 7 chevaux, un cochon, une vache, des oies, un immense bassin d’eau, des effets pyrotechniques et plusieurs tableaux historiques comme l’arrivée des 21, de Jacques Cartier, la guerre, le grand feu et le déluge. Le spectacle génère des retombées économiques de 6,5 millions de dollars. Le spectacle a été présenté huit fois en France devant 14 101 spectateurs  

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5 décembre 2019

Semer le goût de l’écriture aux enfants

À St-Hippolyte, à l’école primaire des Hauteurs, il existe une activité nommée Les P’tites Plumes qui permet à des enfants de découvrir le métier de journaliste grâce aux animateurs Monique Beauchamp et Jean-Pierre Fabien. Pour faire un résumé, entre 2001 et 2005, la première activité d’écriture se nommait La cloche a sonné. Ensuite, en 2009, la journaliste Martine Laval a débuté Les P’tites Plumes. Audrey Tawel-Thibert a pris le relais en 2017, elle qui avait été une participante à la première activité d’écriture en 2001. Finalement, Monique Beauchamp et Jean-Pierre Fabien ont relancé l’activité en 2018. Ces deux enseignants à la retraite sont aussi journalistes bénévoles au journal communautaire Le Sentier. Cette activité parascolaire se déroule sur l’heure du midi et s’adresse aux jeunes de la 4e à la 6e année. Ces derniers apprennent les bases de l’écriture journalistique, écrivent sur divers sujets et leurs textes sont non seulement publiés dans un recueil à la fin de l’année mais également dans le journal Le Sentier. « C’est rare qu’on a à proposer des sujets, ils décident les thèmes sur lesquels ils souhaitent écrire et parfois ils nous arrivent avec de belles surprises », confie Mme Beauchamp. Et aux dires de son collègue, M. Fabien, les jeunes ne manquent pas de talent. Replonger dans le milieu scolaire Pour les deux animateurs, ce bénévolat leur permettait de replonger dans le milieu scolaire qu’ils aimaient tant. « Ce projet me touchait. Ça me permettait de passer du temps avec les jeunes à nouveau. Je ne pensais pas que cela changerait ma vie à ce point. Quand je suis entrée dans la classe la première fois, j’ai eu l’impression de retrouver quelque chose qui me manquait, même si ma vie était bien remplie. Mais de retrouver ce milieu, c’était incroyable. Ça m’aide à m’épanouir, je me sens utile dans un milieu que j’aime », raconte Monique Beauchamp. Même son de cloche du côté de son collègue Jean-Pierre Fabien qui a pris sa retraite de l’enseignement en 2015. « Au début, j’avais le trac. Je reçois maintenant chaque texte comme un cadeau. On fait de légères modifications, mais c’est tout. Ils ont beaucoup de talent. » Si les deux retraités avaient des craintes quant à leurs capacités de créer à nouveaux des liens avec les jeunes, rapidement ils ont constaté qu’ils avaient toujours ce don et la même passion de partager leurs connaissances avec la relève. « Je n’avais pas peur de prendre ma retraite parce que je suis restée active, ce dont j’avais peur, c’était que ça me manque d’être reconnue. Dans une classe on est reconnu par nos élèves, on a un statut, mais à la retraite on perd ça. Être bénévole permet d’être reconnu à l’extérieur de notre quotidien. À la maison, on n’utilise pas nécessairement notre talent, alors en choisissant une activité qui nous colle à la peau, on retrouve la reconnaissance des autres et on a besoin de s’alimenter de ça. C’est une grande satisfaction », affirme Mme Beauchamp. Pour M. Fabien, le bénévolat est aussi une façon de développer de belles amitiés. « On découvre des gens qui ont les mêmes motivations. Les P’tites Plumes, j’en ai parlé avec Monique, car je voulais que ce soit elle qui le fasse avec moi, elle avait l’expérience du primaire et moi, c’était le secondaire. On se complète bien. Avec le bénévolat, on ne s’attend pas à recevoir, mais c’est le cas. On voit les sourires des jeunes, leur attitude et ça nous rend heureux. C’est un bonheur à petite échelle, mais c’est bénéfique sur toute notre vie. Ça donne des ailes. » L’activité des P’tites Plumes est toujours en cours et on leur souhaite encore de belles années de vie.

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5 décembre 2019

Le cœur sur la patte

Diane Mailhot fait partie des familles d’accueil de la Fondation Mira depuis 2012. Pendant environ un an, elle socialise et prend soin d’un chien qui deviendra chien guide ou d’assistance pour des personnes non-voyantes, handicapées physiques ou pour un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme. Au moment de notre entretien, elle venait de remettre son 9e chien, Azay et elle devrait accueillir son 10e chien en janvier. Mme Mailhot songeait depuis longtemps à devenir famille d’accueil pour la Fondation Mira, mais son mari et son fils étaient moins enthousiastes à l’idée de garder un chien seulement un an et de le remettre ensuite. Mais finalement, la vie fait bien les choses et les a menés à une soirée d’information. Rapidement, ils ont eu un premier chien, mais seulement en dépannage d’une autre famille d’accueil. Le premier vrai chien qu’ils ont eu en famille d’accueil était Béthanie. Cette dernière a été une chienne exemplaire qui même sans formation de chien d’assistance, a su d’instinct faire un travail similaire auprès de leur fils Olivier qui devait subir des traitements de chimiothérapie. « C’est incroyable ce que cette chienne a fait avec Olivier. Elle le suivait partout. Quand il avait mal, il la prenait dans ses bras et sa chaleur lui faisait du bien », raconte Mme Mailhot. Une fois remis à Mira, Béthanie a été chien d’assistance pour une femme en fauteuil roulant qui, à ce moment, était célibataire. Mais elle a rencontré un homme et ils ont eu un enfant. Dans ce cas-ci, la présence du chien n’était plus utile pour la bénéficiaire. Béthanie a donc été mise à la retraite. La Fondation Mira a alors offert à Mme Mailhot et sa famille d’adopter Béthanie, ce qu’ils ont fait sans hésiter et elle coule toujours des jours heureux auprès de leur fils Olivier. Chien marquant Si Béthanie a été marquante pour la famille, Mme Mailhot mentionne que Bouffon, un magnifique labernois de type St-Pierre qu’elle a aussi eu en famille d’accueil, a été un de ses favoris. « C’était une vraie soie ce chien. Lui, j’ai pleuré quand je l’ai remis. Mais il a malheureusement été déclassé, car il avait une légère boiterie. Quand les chiens sont déclassés, on a la possibilité de les adopter, moi j’en avais déjà adopté un autre qui n’avait pas réussi les tests, car il était trop nerveux sans nous. Mais une amie qui travaille chez Mira a adopté Bouffon. J’étais bien contente, il n’était pas question que ce chien aille dans une famille que je ne connaissais pas. Chaque fois que je vais sur place et qu’il entend ma voix, j’entends ses grosses pattes et il vient me voir. » Mme Mailhot mentionne qu’être famille d’accueil ce n’est pas toujours rose, par contre, cela en vaut tellement la peine. Mais il faut toujours être conscients que ce n’est pas notre chien, mais le chien de la Fondation Mira. « Le matin on l’apporte chez Mira pour son entrée à l’école et même si on a un pincement, le chien lui ne se retourne même pas. Mais on est content d’avoir fait ce qu’on a pu. Lorsqu’il est classé c’est encore mieux. Moi si je peux aider à faire en sorte que quelqu’un puisse être plus autonome avec un chien, ou qu’une mère d’un enfant autiste puisse finalement vider son lave-vaisselle tranquille, c’est fantastique. L’autonomie d’une personne c’est important, on l’a vu avec notre fils lorsqu’il était malade. » Mais pour Mme Mailhot et sa famille, Mira ce n’est pas seulement une histoire de chiens, c’est surtout une histoire d’amitiés. Des liens se sont tissés avec d’autres bénévoles ou même des bénéficiaires, car il arrive régulièrement que des personnes qui reçoivent un chien, demeurent en contact avec la famille qui a éduqué leur chien dans sa première année. De plus, être famille d’accueil c’est non seulement véhiculer l’image de la Fondation, mais aussi faire un peu d’éducation et de sensibilisation, car se balader avec un chiot de Mira, ça attire bien des gens, mentionne Diane Mailhot. Quelques faits : Investissement de Mira pour chaque chien-guide et d’assistance : 30 000$ et les chiens sont remis gratuitement aux bénéficiaires 60 à 70% des chiens se classent dans un des trois programmes Plus de 1 350 personnes bénéficient actuellement d’un chien Mira 350 familles d’accueil actives En moyenne, c’est 200 chiens par année que Mira remet à des bénéficiaires. La Fondation Mira a récemment lancé un projet-pilote pour mesurer les effets d’un chien d’assistance auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Rappelons qu’il y a des chiens-guides pour les personnes aveugles et atteintes de déficience visuelle. Il y a les chiens d’assistance pour les personnes à mobilité réduite. Il y a également les chiens pour les jeunes présentant un trouble du spectre de l’autisme. Il existe également certains chiens de réadaptation. Le premier a été Kanak au Service de police de la Ville de Sherbrooke. Il est encore en service et le projet a tellement bien fonctionné que différents corps policiers ont maintenant ce type de chien. Bien entendu il y a des chiens Mira ambassadeurs, comme Flambo qui est avec le Canadien de Montréal. Pour de plus amples informations, consultez : www.mira.ca

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5 décembre 2019

Mettre un sourire sur tous les visages

Depuis 2008, Guillaume Vermette parcourt le monde pour redonner le sourire à des gens qui en ont grandement besoin. Ce clown humanitaire a reçu le prix Hommage Bénévolat Québec en 2015. Il a fait le choix de vivre avec le strict minimum pour se consacrer aux autres, que ce soit dans des camps de réfugiés, des orphelinats ou des hôpitaux, il parvient à mettre un baume dans le quotidien des personnes pour qui la vie n’est pas toujours rose. Comment êtes-vous devenu clown humanitaire? C’est depuis 2008, mais l’idée a débuté en 2006. J’avais 17 ans et j’étais animateur dans un camp d’une communauté inuit. Ça été une belle expérience, j’étais de loin le plus jeune de l’équipe, certains ados avaient presque mon âge. Ils ont commencé à se confier à moi, certains voulaient mourir. Je me suis improvisé clown, il y avait un costumier, j’ai pris 2-3 trucs et je suis allé dans la rue. Je n’avais aucune formation. Je n’étais pas bon, mais ça marchait, les gens appréciaient. Je voyais des étoiles dans leurs yeux. L’idée est née là, je me disais que je deviendrais le premier clown humanitaire au monde, j’étais naïf, je pensais que j’inventais un concept. (Rires) Donc, comment le tout s’est réellement concrétisé? J’ai étudié en théâtre clownesse et en psychologie. Rapidement, j’ai eu mon entreprise de clowns, pour laquelle plusieurs artistes travaillaient. Je faisais 2-3 projets humanitaires par année, mais en 2015 j’ai vendu l’entreprise pour être clown humanitaire à temps plein Sur votre site, vous dites que vous ne vivez qu’avec 6000$ à 10 000$ par année. Oui, mais ce n’est pas un sacrifice, c’est bien moins pire que ça en a l’air. C’est un choc pour certaines personnes, mais moi je ne me vois pas faire autrement. Tout ce que j’ai entre dans mon sac à dos ou presque. Ça me permet de mettre plus d’énergie à rendre les autres heureux et ça me rend heureux. Dans la prochaine année, je vais sans doute m’installer un peu plus au Québec et l’idée d’avoir une maison me dérange, car je suis bien libre. Pour être clown humanitaire et vivre avec si peu, vous avez dû vous heurter à plusieurs embûches? Oui, beaucoup. Les gens me disaient fou. Au début, j’appelais les hôpitaux, les CHSLD pour donner de mon temps comme clown thérapeutique, mais à ce moment, on ne savait pas ce que c’était. Maintenant, c’est plus connu, notamment avec le beau travail de la Fondation Dr Clown. J’avais presqu’abandonné l’idée. Dans ma vie personnelle, c’est correct de ne pas avoir beaucoup d’argent, le plus dur est de dire au revoir à ma famille, aux gens que j’aime, car j’étais toujours parti. J’ai plein d’amis proches dans plusieurs pays différents et je ne pourrais jamais les voir aussi souvent que je voudrais. C’est la seule chose que je considère comme un sacrifice. La solitude. Est-ce une des raisons qui vous pousse à vouloir vous installer au Québec? Oui, ça fait partie de ça. Je sais que je ne pourrai pas faire ça toute ma vie, mais je veux le faire. Mais je veux enseigner à une relève, être plus local, je souhaite donner l’envie aux gens de faire de belles choses aussi. Vous donnez des conférences également Oui, ça fait plusieurs années que j'en donne au Québec, dans l'espoir de sensibiliser les gens à certaines réalités et leur donner envie de faire une différence positive à autour d'eux.  Désormais, j'en donne un peu partout dans le monde. La première fois, j’ai reçu un long courriel en italien. Je me disais qu’ils s’étaient trompés. J’ai traduit le message par google et j’ai constaté qu’on m’invitait à être l'invité d'honneur d'un événement et donner une tournée de conférences. Alors je me suis retrouvé avec un traducteur italien là-bas et ce fut une expérience formidable. Vous avez collaboré à quelques reprises avec Patch Adams, est-il un mentor pour vous? C’est un bon ami. Il va signer la préface de mon livre. C’est une inspiration. J’ai passé par plusieurs étapes dans ma relation avec lui. J'ai été un fan, puis j'ai douté de lui. Parce qu'il aurait toutes les qualités pour devenir un gourou, un menteur. Mais à force de le côtoyer, j’ai vu que l’homme, malgré ses défauts et imperfections, il travaille avec acharnement pour changer le monde. Il a ouvert la voie, sans lui je ne serais sans doute pas où j’en suis aujourd’hui. Parlez-nous de votre livre Il devrait sortir l’an prochain. Il est presque fini. Il s’intitule : Un sourire à la fois. C’est un genre de journal de voyage, je raconte des anecdotes selon les dates et lieux. Je parle des gens que j’ai rencontrés et qui font de belles choses, mais dont on n’entend jamais parler. Je veux donner envie de répandre des sourires. Quel serait le pays qui vous a le plus marqué? La Russie. C’est là où je suis allé le plus souvent. Je ne pensais même jamais y aller, c’est une coïncidence, j’ai été invité par Patch Adams en 2011 et ça changé ma vie. Je suis tombé en amour avec la Russie. J’ai découvert une dure réalité, c’est qu’il y a beaucoup d’orphelinats là-bas malheureusement, donc les besoins sont grands. Souvent dans les films on nous donne l’image des méchants russes, mais la réalité n'a rien à voir avec ça. C’est un peuple très accueillant, j’ai découvert beaucoup d’affinités avec eux. Finalement, qu’est-ce que cela vous apporte d’être clown humanitaire? Beaucoup de choses, mais le bonheur surtout. Je suis l'une des personnes les plus heureuses que j'ai rencontrées de ma vie. Au-delà du clown, cela m’apporte beaucoup au niveau humain, c’est certain. Pour en savoir plus, consultez le site : https://www.guillaumevermette.com

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5 décembre 2019

Faire le bonheur des enfants démunis

Noël est un moment de réjouissances pour la majorité des gens, surtout pour les enfants qui s’impatientent devant les cadeaux sous le sapin. Par contre, pour des milliers d’enfants au Québec, Noël n’est pas synonyme de cadeaux. Mais, il y a 25 ans, Thérèse Guillemette et Normand Brault ont fait un geste qui allait changer le Noël de nombreux enfants au fil des ans. Opération Père Noël a alors pris forme. Il y a 25 ans donc, Mme Guillemette était au restaurant avec son conjoint M. Brault lorsque ce dernier, qui travaillait alors en centre jeunesse, a reçu l’appel d’une intervenante qui ne parvenait pas à calmer une jeune fille. Elle avait assisté au défilé du Père Noël et soudainement elle se disait que le Père Noël ne la trouverait pas et qu’elle n’aurait pas de cadeau encore une fois. M. Brault lui a demandé d’écrire une lettre et lui a fait la promesse qu’elle aurait un cadeau. Il avait décidé de l’acheter lui-même. En revenant s’asseoir avec sa conjointe, les deux ont décidé de demander à des enfants d’écrire des lettres et qu’avec leurs amis et familles ils donneraient des cadeaux. La première année, ils ont fait le bonheur de 29 enfants. 25 ans plus tard c’est plus de 14 000 enfants qui reçoivent un cadeau grâce à Opération Père Noël. Une croissance rapide Monsieur Brault et madame Guillemette rêvaient d’implanter Opération Père Noël dans tous les centres jeunesse de la province, ce qu’ils ont fait. Leur maison a été l’atelier du Père Noël de 1995 à 2009 (cette année-là, 2500 enfants ont été desservis)  Puis, ils ont pu compter sur des partenaires qui à chaque année prêtait des locaux . « On a vraiment connu une croissance exponentielle. On a 175 bénévoles à travers le Québec, dont 100 à l’atelier provincial situé à Laval. Les enfants doivent avoir été ciblés et référés par des intervenants. Ces derniers connaissent la situation financière des parents. Nos lutins ramassent les lettres des enfants, ensuite dans chacune des régions, chaque enfant est jumelé à une personne qu’on appelle Père Noël. Cette personne achète un cadeau mentionné dans la lettre. C’est confidentiel. Les cadeaux sont alors remis aux centres jeunesse ou aux CLSC », explique Thérèse Guillemette. Opération Père-Noël compte plusieurs entreprises parmi leurs donateurs, celles-ci s’occupent généralement de nombreux cadeaux. L’organisme a également certains donateurs spéciaux pour des demandes plus spécifiques ou plus dispendieuses. « On n’a jamais rencontré de résistance, au contraire les donateurs nous courent après. Comme ce sont des cadeaux et non de l’argent, ils sont plus enclins à donner car c’est concret. Aussi, on a toujours eu de bons contacts. Ma nièce a travaillé dans d’importants bureaux d’avocats qui ont embarqué. Les femmes des Canadiens de Montréal sont avec nous depuis 2006.  Une fois on a reçu une lettre pour un jeune en centre jeunesse qui jouait au hockey. Un gars avec un beau potentiel, mais qui ne l’avait pas eu facile. On a nous demandé de l’aider, c’est la femme d’un joueur qui a pris la demande pour que son mari s’en occupe. Il a trouvé des donateurs et ils ont tout équipé le jeune. Exceptionnellement, on a levé la confidentialité cette fois-là, car on se disait que le jeune devait savoir que c’était tel joueur qui s’était occupé de lui, sa femme était aussi d’accord. Le jeune trippait tellement. On a vraiment toutes sortes de demandes. Parfois, les enfants font aussi de beaux dessins, ils nous racontent leur vie, parfois les demandes sont plus tristes, mais au final on leur fait plaisir. » Aider dans le plaisir Mme Guillemette nous racontait également que lorsqu’il y a des cadeaux qui arrivent à leur atelier, les bénévoles sont comme des enfants et s’amusent, car ils savent que ce sont des milliers d’enfants qui auront la chance d’avoir un peu de bonheur grâce à Opération Père Noël. On prend soin également de jeunes hébergés dans des centres pour femmes violentées. Malheureusement, même si l’organisme fait le bonheur de milliers d’enfants, si Opération Père Noël devait desservir tous ceux qui vivent sous le seuil de la pauvreté, ce serait plus de 200 000 enfants qui devraient recevoir un cadeau. Encore une fois cette année, grâce à l’initiative de Thérèse Guillemette et Normand Brault (que nous pouvons surnommer Mère et Père Noël), il y aura des milliers de petits heureux. « On ne pensait pas que ça deviendrait aussi gros, mais jamais on ne s’est sentis dépassés. On a toujours été entourés de gens généreux et de bons partenaires. Ça roule bien », conclut Mme la co-fondatrice. Pour en savoir plus : http://www.operationperenoel.com

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5 décembre 2019

Donner au suivant

La mère de Gervaise Blais a séjourné trois ans en CHSLD. Mme Blais a vu les bienfaits que les bénévoles avaient sur sa mère lorsqu’ils s’occupaient d’elle. Aujourd’hui, elle donne au suivant en étant elle-même bénévole et Présidente de l’Association des bénévoles CHC du Château à Berthierville. Rencontre avec une femme dévouée. « Lorsque les bénévoles venaient voir ma mère, je les trouvais chanceux de faire ce qu’ils faisaient. Je les remerciais et ils me disaient toujours que je devrais me joindre à eux, que j’avais de l’entregent, que j’étais souriante, mais à ce moment, je n’étais pas prête. Une fois, on ramenait ma mère dans sa chambre et dans le corridor, il y avait une dame seule qui pleurait. Les gens qui devaient venir la voir n’étaient pas venus en raison du mauvais temps. Mon mari m’a incitée à aller la consoler. Je suis allée jaser avec elle et quand je suis repartie, elle souriait. Il n’en fallait pas plus; je suis alors allée voir la technicienne en loisir et je lui ai dit que je voulais m’impliquer. Six mois après, je suis devenue présidente. Depuis, je participe régulièrement à différents comités », raconte Gervaise Blais. Redonner ce que l’on a reçu Aujourd’hui, son bénévolat est une façon de donner au suivant à l’établissement qui s’est si bien occupé de sa mère dans ses dernières années de vie. Même si Mme Blais a toujours été impliquée un peu partout avec son mari, son présent bénévolat est sans doute le plus marquant. « Il y a plusieurs activités, on prend soin des gens. Nous sommes une quarantaine de bénévoles ; on est une belle gang. Par exemple, si on a une activité d’artisanat, on sait bien que souvent, c’est le genre d’activité que nos bénéficiaires n’ont pas fait depuis longtemps, mais on les encourage beaucoup et on les pousse à aller plus loin.  Mais on le fait toujours dans le respect de la personne. Après, ils repartent fiers, avec leur création. » Il y a aussi une soirée de gala où tout le monde arrive chic ; il y a un spectacle, du chant, on remet des plaques souvenirs, des certificats, bref, c’est la fête! Les gens se sentent valoriser et passent des moments de joie. Tout est fait pour prendre soin des bénéficiaires et ce, toujours dans le respect. « C’est la satisfaction de rendre des gens heureux qui nous fait du bien. Parfois, on peut avoir mal à la tête et ne pas avoir trop envie d’aller faire notre bénévolat, mais on y va quand même.  On voit la réaction des bénéficiaires et on repart en pleine forme. Ça fait du bien. J’ai 72 ans, je suis dynamique et en bonne santé, alors je vais continuer. Parfois, je laisse les dames me replacer les cheveux, ça leur fait plaisir. Ici, c’est comme une deuxième famille. Une proximité rassurante Gervaise Blais rappelle que les bénévoles passent souvent beaucoup de temps auprès des bénéficiaires et arrivent parfois à identifier des pistes de solutions à leurs problèmes. «Je me souviens une fois, ma mère avait un appareil pour mieux entendre et elle ne le portait plus, elle entendait moins et avait commencé à s’isoler. C’est une bénévole qui m’avait demandé si ma mère n’avait pas seulement trop de cérumen dans l’oreille. On a nettoyé son oreille et ensuite, tout est revenu dans l’ordre, ce n’était pas à cause de son appareil qu’elle ne portait plus.» Les bénéfices demeurent importants autant pour les bénévoles que les bénéficiaires. Ces derniers peuvent sortir de leur solitude. La plus grande satisfaction de Mme Blais et son équipe, c’est lorsqu’ils parviennent à mettre de nouveaux bénéficiaires assez en confiance pour les faire sortir de leur chambre, lorsqu’ils vivent des moments particuliers aussi. « On s’attache à ces gens, c’est donc difficile lorsqu’il y a un décès. Nous, on voudrait les garder longtemps. On les aime, c’est par amour qu’on est là.» Pas de doute, le bien-être est au cœur du Château à Berthierville.

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5 décembre 2019

Retrouver un sens à sa vie par le bénévolat

Ex-militaire vivant avec un trouble de stress post-traumatique, Jean-François Paré ne le cache pas, le bénévolat lui a carrément sauvé la vie. Depuis deux ans, il est bénévole pour la Fondation des sports adaptés et de voir le bien qu’il est capable de faire lui a redonné une raison de vivre. La vie après l’armée M. Paré s’était enrôlé dans l’armée à 20 ans et y a passé 15 ans. Sa première mission, il l’a vécue six ans après son entrée où il a été déployé en Bosnie. Ensuite, il a été envoyé à Kaboul pour finalement faire une troisième et dernière mission à Kandahar en Afghanistan où rien n’aurait pu le préparer à ce qu’il a vécu. «  En Bosnie, c’était plus humanitaire. À Kaboul, c’était la guerre, on avait le stress de marcher sur une mine, mais il n’y avait pas vraiment de conflit armé. Je pensais que ce serait semblable à Kandahar, mais c’était la guerre, ça brassait. On ne peut pas être préparé à ça. On était une quarantaine de Canadiens qui sont partis avec les Américains. Les règles d’engagements ne sont pas les mêmes. On était sous leur commandement. Aux deux jours, il y avait un soldat qui repartait dans un cercueil. Peu importe la nationalité, chaque fois il y a une cérémonie. Tout le monde pleure, même si on est des soldats et qu’on est fait fort », raconte Jean-François Paré. Cette image d’homme fort est lourde à porter lorsque vient le temps de se faire soigner et de consulter des psychologues et psychiatres. Après une tentative de suicide, M. Paré n’a pas eu d’autre choix que de monter « l’escalier de la honte » à Valcartier, comme on la surnomme, pour demander de l’aide. « Je l’ai montée en 2008. J’étais un des premiers après l’Afghanistan. En plus, j’avais toujours eu cette image d’homme fort avec mes 6 pieds et 4 et 300 livres. S’en ait suivi ma libération des forces armées. Je ne pouvais plus être militaire. » Il a ensuite fait un DEP en réfrigération et travaillé un an dans le domaine. « Mais j’ai pété les plombs avec un client. J’ai fait une deuxième tentative de suicide et je me suis retrouvé cette fois à l’Hôtel Dieu de Sherbrooke. Ensuite, les anciens combattants m’ont pris en charge et m’ont fait passé plusieurs tests psychologiques et ont déclaré que j’étais invalide. Donc, je ne peux pas non plus travailler au civil. Si je n’avais pas la Fondation, je me tournerais les pouces chez nous. » Le bénévolat à la rescousse Père de deux jeunes garçons, ces derniers sont une des raisons de vivre de M. Paré, l’autre c’est, comme mentionné, la Fondation des sports adaptés. Le directeur général de la Fondation, Steve Charbonneau (ex-joueur des Alouettes de Montréal), est devenu son ami et c’est grâce à lui que M. Paré a choisi de s’impliquer. Les deux hommes s’étaient d’abord brièvement rencontrés lors d’un tournoi de golf pour la Fondation, alors que l’ex-militaire y était avec Sans limites, une fondation pour vétérans. Puis, ils se sont liés d’amitié lors d’un voyage de ski en Suisse où M. Paré y était avec une autre fondation. « Il m’a invité à devenir bénévole et participer aux activités. À ce moment, je ne voyais pas encore grand monde. J’y suis allé et de fil en aiguille, il m’invitait souvent et c’est rendu que j’y vais 2-3 fois par semaine. Steve est devenu un ami, c’est mon mentor. Il me connaît maintenant, il sait quand j’ai besoin de me changer les idées, il me donne plein de projets. » La Fondation permet à des gens vivants avec un handicap physique de participer à différentes activités. « De voir ces jeunes sourire, de les voir participer à ce qui peut être leur seule activité, je me dis que je fais une différence, c’est ma paie. Ça vaut n’importe quel montant d’argent. C’est valorisant. Je m’identifie à cette fondation. Quand j’étais soldat, je m’identifiais à l’armée, mais là sans mon bénévolat, je ne m’identifie à rien. Ça m’a sauvé la vie », confie Jean-François Paré. Redécouvrir qui on est Le bénévolat lui est très familier, car même avant de s’engager dans l’armée, il était toujours prêt à donner de son temps et aider son prochain. « Je viens d’un village, je suis un petit gars d’église. J’allais à la messe, c’était important d’aider. J’ai toujours eu le cœur gros. Je suis comme mon père, il aime aussi donner de son temps. Si je le pouvais, je ferais plus de bénévolat. J’ai mes gars une fin de semaine sur deux, ils sont encore trop jeunes pour me suivre, mais c’est certain que c’est une valeur que je veux leur transmettre.» Avec la Fondation, Jean-François Paré redécouvre l’homme qu’il était avant de s’enrôler. Cela l’a même rapproché de ses parents, il se dit plus ouvert maintenant. « Quand on entre dans l’armée, ils nous façonnent, c’est difficile de se déprogrammer. Foncièrement, j’étais un garçon gentil, je redécouvre la personne que j’étais et je constate que je suis encore bon à quelque chose. » Vous hésitez à faire du bénévolat, cet homme courageux vous dit d’essayer au moins une fois, vous en sortirez grandi et vous aurez envie d’y retourner. « On a tous quelque chose à donner, malgré que la vie est chargée, on a toujours du temps pour faire du bien, que ce soit deux heures par semaine ou par mois, ces deux heures tu le donnes à des gens qui en ont besoin, tu peux leur en faire profiter », conclu-t-il.

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5 décembre 2019

Travailler ensemble pour une grande cause

Si vous croyez que les jeunes adultes s’intéressent moins au bénévolat, avec ceux de l’Association québécoise Zéro Déchet et son festival, vous changerez rapidement d’idée. Laure Mabileau et ses comparses ne comptent pas les heures d’implication qu’ils ont mis et continuent de le faire au bénéfice de leur cause. L’Association a été fondée en mars 2017 afin de pouvoir faciliter l’organisation du premier Festival Zéro Déchet qui s’est tenu à l’automne 2017. Ce dernier est né de la volonté d’un groupe de gens engagés qui ont unis leurs forces afin de relever tout un défi qui s’est avéré bien plus grand qu’ils ne l’avaient imaginé. Alors qu’au départ ils souhaitaient organiser un petit festival, leur enthousiasme et les circonstances les ont menés à une première édition organisée au Marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal qui a été un véritable succès. La surface d’exposition a même doublée dès la seconde édition du Festival Zéro Déchet. Cette année, on a ajouté une journée à l’événement qui compte près d’une quinzaine de bénévoles. Des gens qui croient au projet autant que l’équipe fondatrice. « Cela a été un gros défi d’arriver à faire un si gros événement bénévolement. On travaillait tous à temps plein en plus, mais tout a fonctionné, on était tous super contents », raconte Laure Mabileau. Montrer l’exemple Une des clés du succès de l’Association et de son festival est sans doute le fait que personne ne fait la morale aux gens. « On doit faire en sorte que le mouvement ne s’essouffle pas. Moi j’ai toujours été dans le milieu dans l’environnement et c’est la première fois que je vois que les gens ont réellement envie de modifier leur comportement. Les gens sont heureux de le faire, ils rayonnent et donnent envie à d’autres personnes de faire pareil. Ça change des discours avec des règles à suivre. On ne fait pas la morale, on donne envie aux gens de faire comme nous. » Chacun des fondateurs est arrivé avec son propre lot de contacts dans divers domaines, ce qui a facilité les choses également. Si aujourd’hui il y a deux employés, le reste des membres de l’équipe demeurent bénévoles et se dévouent pour la cause à laquelle ils croient. L’Association a même créé des formations pour guider les gens qui souhaitent adopter le mode de vie zéro déchet. Les projets ne manquent pas avec cette jeune équipe des plus dynamiques. Pour de plus amples informations : https://www.aqzd.ca

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5 décembre 2019

Une vie liée au bénévolat

Marjorie Northrup est de ces personnes qui nous captivent dès la première rencontre. À 71 ans, cette belle dame a de l’énergie à revendre et sa chaleur humaine fait du bien. À la seconde où elle vous parle, c’est comme si vous étiez amis depuis longtemps. Actuellement coordonnatrice des services alimentaires bénévoles au Centre d'action bénévole de Montréal, vous constaterez que son parcours a toujours été lié de près ou de loin au bénévolat. Du plus loin qu’elle se souvienne, Marjorie Northrup a toujours aimé aider les autres, cela lui vient de ses parents. Déjà enfant, c’était coutume dans son village au Nouveau Brunswick. « À ce moment, on ne disait pas le mot « bénévolat » on disait « entraide » et c’était tout naturel. Si une famille était plus défavorisée, les gens du village cuisinaient un peu plus pour leur en donner. On se donnait des trucs de nos jardins. Tu aidais et quand c’est toi qui avait besoin d’aide, les autres étaient là », raconte-t-elle. Au fil des ans, Mme Northtrup s’est beaucoup impliquée, notamment dans les popotes roulantes, devenant même la présidente du Regroupement des popotes roulantes du Québec et s’impliquant aussi sur le CA de la Fédération des centres d’action bénévole du Québec. Elle le dit elle-même, elle est un bon exemple que le bénévolat peut aider à se trouver un emploi puisque c’est ce qui lui ait arrivé la majorité du temps. Pour elle, le bénévolat c’est bénéfique à tous les niveaux, pour la santé (des études l’ont prouvé) ou même pour trouver l’âme sœur, puisque vous rencontrez des gens qui partagent les mêmes valeurs que vous. « Le bénévolat c’est démocratique, on a tous à un moment eu besoin d’un bénévole, que ce soit pour nous guider à l’hôpital, ou dans les sports amateurs, partout. Tout le monde à quelque chose à donner peu importe qu’ils aient des habiletés différentes. Cela donne un but, une raison d’être, une valeur morale. Le bénévolat devrait être naturel pour tout le monde.» Si elle a étudié en psychologie, elle a aussi une formation en art dramatique et elle s’en sert parfois lorsqu’elle donne des conférences dont Vieillir en beauté avec le bénévolat. Elle a aussi donné la conférence Retrouver la magie du bénévolat il y a quelques années, car à ce moment, il y avait beaucoup de pression sur les gestionnaires de bénévoles, notamment à cause des enquêtes sur les antécédents judiciaires. Elle voulait alors redonner l’amour du métier à ses comparses. Confronter ses peurs Le bénévolat a également permis à Mme Northrup de vaincre sa peur de la mort. Elle s’est impliquée dans une unité de soins palliatifs. Elle a aussi été à l’écoute téléphonique chez Suicide Action Montréal. « J’avais peur de la mort et j’ai voulu confronter ma peur. J’ai vécu plein d’histoires particulières, difficiles, mais c’est tellement gratifiant. Ce sont aussi de belles leçons d’humilité.» Elle est formelle, sans le bénévolat et le milieu communautaire, elle ne serait pas la même femme aujourd’hui. Il faut donc revaloriser le bénévolat dans notre société, car pour elle, tout le monde en sera gagnant.

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5 décembre 2019

Donner un peu de répit dans le bonheur

C’est bien connu, les jeunes mères en ont souvent plein les bras. Donner naissance est peut-être un merveilleux moment, mais c’est aussi un grand bouleversement dans le quotidien. De plus, cela ne se passe pas toujours aussi bien que la société veut le laisser entendre. Pour ces jeunes mères qui ont besoin de prendre soin d’elles, il existe quelques organismes, dont un à Québec, soit Relevailles Québec. Un endroit où elles sont appuyées et où elles peuvent prendre soin d’elles un moment grâce à des bénévoles dévouées. La directrice générale de Relevailles Québec, Caroline Paquin, ne manque pas d’éloges envers les bénévoles. « On prend soin de nos bénévoles. On les invite au party de Noël avec les employés. On les remercie à notre AGA, lors de la Semaine de l’action bénévole, on veut les mettre de l’avant. C’est grâce à elles que l’on peut offrir tous nos services. En plus, elles font du bien aux mamans et elles-mêmes nous disent que cela leur fait du bien de câliner des bébés. Certaines adaptent même leur horaire de travail selon leur bénévolat », raconte Mme Paquin. Une grande mission Relevailles Québec offre une aide à domicile pour les nouvelles mamans, mais vraiment en support. L’aide-maman qui se rend sur place peut alors s’occuper du bébé et des autres enfants, s’il y a lieu, pendant que la mère prend du temps pour elle, que ce soit pour une sortie ou même une sieste. Pour les mères plus créatives, il y a l’art-détente où les bébés sont alors pris en charge par des bénévoles pendant que les mères créent. Ces dernières peuvent aussi se réunir au Café-Rencontre simplement pour discuter. Il existe également un cours de massage pour bébés. Puis, pour les mères qui souhaitent se remettre en forme, il existe des classes de yoga et spinning. Leurs bébés sont confiés à des bénévoles dans une salle avoisinante pendant qu’elles s’occupent d’elles-mêmes en toute quiétude. Relevailles offre aussi le groupe d’entraide Oasis pour celles qui souffrent d’anxiété ou de dépression post-partum. Comme dans les autres services, il n’y a pas de prise en charge, mais une aide, un support, une écoute sans jugement pour les mères en difficulté. « On met toujours un bel arc-en-ciel autour de la maternité, que c’est dont bien merveilleux, que le lien avec ton bébé devrait se faire automatiquement, mais ça ne se passe pas toujours comme ça. Certaines n’ont même pas le temps de prendre une douche, l’attachement ne se fait pas aussi facilement et ces mères ont un fort sentiment de culpabilité, car c’est tabou tout cela. Donc, ce groupe existe pour elles. » Les bénévoles ne sont jamais seules avec un bébé et pour un groupe de huit bébés, il y a au moins cinq-six bénévoles. Donc, si un bébé pleure durant deux heures par exemple, une bénévole peut s’en occuper alors que les autres bénévoles s’occupent des autres bébés sans problème. Chaque bénévole est rencontrée individuellement par Caroline Paquin et elles sont choisies pour leur expérience, leur bagage de vie. Elles ne sont pas nécessairement mères elles-mêmes, mais la grande majorité le sont. Souvent, ce sont également des retraitées qui après un an veulent de nouveau se sentir utiles, plusieurs ont aussi travaillé dans les domaines hospitalier ou scolaire. Naturellement, on vérifie les antécédents judiciaires des bénévoles choisies. Un bien-être réciproque Si les bénévoles ressentent un bienfait fou de s’occuper des bébés c’est aussi de voir les mères épanouies qui les rendent heureuses. « Elles voient parfois les mères arrivées stressées, elles leur laissent leur bébé, mais après leur cours ou atelier, elles ressortent plus calmes plus joyeuses. On voit le bienfait immédiatement. » Relevailles c’est aussi de belles histoires d’amitié. Que ce soit entre les bénévoles ou les mères qui fréquentent l’organisme, de beaux liens se tissent. Dans les locaux de l’organisme, même si parfois on peut entendre les bébés pleurer, on entend aussi les femmes rires. « Je les entends rire de mon bureau, elles s’amusent, elles ont vraiment du plaisir ensemble et ça me fait du bien aussi. Moi qui travaille dans le milieu de la périnatalité depuis quelques années, Relevailles était la suite logique de mon parcours. J’y suis depuis plus d’un an et c’est vraiment une merveilleuse mission où je m’y sens bien », conclu Mme Paquin. Pour plus d’informations : https://www.relevaillesquebec.com

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5 décembre 2019

Le bonheur de vivre de Rossana Bruzzone

MTL la plus heureuse était un projet soumis pour le 375e anniversaire de Montréal. Aujourd’hui, c’est devenu un OBNL dont la mission est de contribuer au rayonnement de la métropole et  de propager la joie partout, notamment avec l’aide de ses ambassadeurs bénévoles. Rossana Bruzzone est la cofondatrice et pas de doute possible, elle respire le bonheur. M. Bruzzone, comment MTL la plus heureuse a débuté? J’étais en train de terminer l’écriture de mon livre Le défi optimiste lorsque mon graphiste a vu que c’était le deuxième anniversaire de « Je fais Montréal ». On s’est dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour présenter un projet pour le 375e. On souhaitait voir comment les gens pouvaient être heureux à Montréal et faire un festival du bonheur. Pour documenter le projet, on a fait des capsules vidéo en demandant seulement à pleins de gens qu’on rencontrait « Pourquoi ils étaient heureux à Montréal ?». Au fur et à mesure, on a monté le projet et on a fait 150 capsules, c’était pour le 150e du Canada aussi. On a fait une campagne de socio financement, mais au début c’était difficile, donc on a demandé à des gens de devenir des ambassadeurs du bonheur. Ils devaient parler du projet, mais aussi répandre la joie. On a fait un grand cri de joie sur le Mont-Royal. On a eu tellement plaisir, qu’on a voulu poursuivre au-delà du 375e et c’est devenu un OBNL. Qu’est-ce que les gens vous répondaient sur ce qui les rendaient heureux à Montréal? Beaucoup disaient la diversité culturelle, les bons restaurants, les festivals accessibles à tous. La sécurité aussi. Il y avait un monsieur qui a fait pleurer tout le monde lors de la projection du documentaire, il était adorable. Il avait la sclérose en plaques à un stade très avancé, il est décédé depuis, mais malgré sa maladie, il disait à quel point il trouvait la ville belle. Il parlait des saveurs et des couleurs de Montréal, c’était touchant. Vous organisez aussi un festival du bonheur. Oui, toujours en mars, car le 20 mars c’est la Journée mondiale du bonheur. Ce sera notre deuxième édition l’an prochain. On organise plein de choses et on veut aussi mettre en lumière des artistes pas nécessairement connus, mais qui répandent du bonheur. La première édition a été un succès, on avait des tables rondes, une exposition photo de quatre artistes, des choses pour les familles, des ateliers de rire, de création. Après, au mois de juin, nous avons aussi participé à "100 en 1jour": 100 actions pour améliorer la ville. Ce concept existe dans d'autres villes dans le monde, et à Montréal cette année la Maison de l'Innovation Sociale et l'Institute du Nouveau Monde se sont occupés de l'organisation. Nous avons fait notre part avec 16 "étincelles de bonheur". Comme un piano public joyeux, des  messages heureux incognito diffusés dans un quartier et des câlins gratuits avec la Brigade du bonheur. Naturellement, nous avions plusieurs partenaires et bénévoles, dont nos ambassadeurs. Pourquoi avoir choisi d’en faire un OBNL? Dans le but de partager la joie partout, y compris dans les médias, surtout les médias sociaux. On souhaite propager la joie et démontrer pourquoi Montréal est la ville la plus heureuse. Montrer que ce n’est pas vrai que les belles histoires ce n’est pas vendeur. Les bénévoles sont importants pour votre organisme, mais le bénévolat est aussi important pour vous. Oui. Même lorsque j’étais enseignante en Italie, j’ajoutais toujours des projets, je voulais toujours aider mes étudiants à être plus heureux. J’ai commencé des ateliers d’écriture et j’ai compris la force que cela pouvait avoir. Une jeune fille avait participé et cela nous a permis de l’aider, cela lui a sauvé la vie. J’aidais aussi dans ma paroisse, dans ma communauté. Pour moi, le bénévolat c’est d’être en relation avec l’autre et j’ai toujours aimé partager avec les gens. Lorsque je suis arrivée à Montréal, il y a six ans, j’ai fait du bénévolat en attendant d’avoir mon permis de travail. J’avais une belle carrière en Italie, mais je sentais que j’avais besoin d’un changement. J’ai rencontré un couple de Québécois dans un atelier de peinture qui m’ont invitée à venir les voir et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti que c’était ça. Que ça se passerait à Montréal, même si je ne connaissais rien de cette ville. Cela a été un coup de foudre. Et son coup de foudre, elle veut le partager avec le monde entier en proclamant que Montréal est la ville la plus heureuse au monde. Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/Mtllaplusheureuse/

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