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16 janvier 2020

Par amour pour les chiens

Imaginez une équipe de bénévoles composée, entre autres, de vétérinaires qui se rendent dans diverses communautés autochtones du Québec afin de prendre soin de chiens. Ils doivent souvent travailler dans des conditions très difficiles, mais ils le font toujours avec la même passion et le même dévouement. Ces bénévoles extraordinaires existent bel et bien. Pas étonnant que l’émission Refuge Animal a choisi de les mettre en vedette pour les premiers épisodes de sa 6e saison. Nous avons discuté avec Daphnée Veilleux-Lemieux, vétérinaire et présidente de Chiots Nordiques et Maély Richard, technicienne en santé animale et bénévole. Chiots Nordiques a trois volets à leur mission. D’abord, ils mettent sur pied des cliniques de stérilisation dans diverses communautés autochtones, ils font de l’adoption avec les transferts vers des familles d’accueil et refuges partenaires et font également de l’envoi de nourriture. C’est en 2011 que Daphnée a eu son premier contact avec l’organisation. Elle y a adopté un chien et comme elle est vétérinaire, on lui a demandé de se joindre à l'équipe en y apportant son expertise professionnelle. Daphnée a donc joint le Conseil d'administration, avec lequel elle a ensuite mis sur pied les cliniques de stérilisation, qu'ils ont finalement initiées à Schefferville en 2012.  Vétérinaire à temps plein, mère de deux enfants et ayant également deux chiens, elle est maintenant Présidente de Chiots Nordiques et oui, elle trouve le temps de s’impliquer corps et âme dans cette organisation à laquelle elle croit. « Oui, c’est un bénévolat en lien avec mon travail, mais en même temps c’est différent. On est tellement dépaysé quand on est dans les communautés, il n’y en a pas une semblable, ce n’est pas la même langue, le même fonctionnement, le même rythme de vie. On est limité en équipement, en matériel, c’est de la clinique de brousse, on répond aux normes minimales. Moi durant les cliniques je fais plus de la gestion. Habituellement, lors des cliniques, nous sommes sur place entre trois et cinq jours et on peut voir en moyenne 50 chiens par jour, parfois jusqu’à 75 », raconte-t-elle. Une expérience mémorable Dans le cas de Maély Richard, technicienne en santé animale, elle s’est jointe à Chiots Nordiques il y a près de deux ans. Elle entendait des collègues parler de leur expérience et elle a finalement vécu sa première clinique à Unamen Shipu et elle a eu la piqûre. « C’est la course contre la montre quand on arrive, on doit monter la clinique et tout placer rapidement pour être prêts à faire les stérilisation et examens. Ce sont de grosses journées. Souvent ces chiens n’ont pas de soins vétérinaires, ils se promènent librement, mais sommes toute ils ont souvent une belle vie de chien pareil. Souvent les gens de la communauté se demandent ce qu’on vient faire à leurs chiens, surtout aux endroits où on va la première fois, mais ensuite ils comprennent qu’on est là pour les aider. » Chiots Nordiques fait donc beaucoup de sensibilisation sur les problèmes de surpopulation canine dans les communautés. C’est aussi une question de santé et de sécurité publique. Le plus difficile est sans doute le financement. Il en coûte environ 35 000$ à Chiots Nordiques pour faire une clinique par avion et la communauté doit payer le même montant. Malheureusement, si certains endroits aimeraient avoir la visite de l’équipe, ils n’en n’ont pas nécessairement les moyens. Si l’équipe est entièrement composée de bénévoles, il n’en reste pas moins qu’il y a des frais pour le transport, les équipements, les médicaments et tout le matériel nécessaire. Au-delà des difficultés Mais parfois la difficulté est aussi de devoir laisser des chiens derrière. «Le soir par exemple, quand on sort d'une grosse journée, parfois il y a des chiens devant la porte. Comme ils ont été nourris et soignés, ils reviennent et quand on se rend à notre hébergement ils nous suivent en courant derrière la voiture. C'est difficile, parfois ces chiens sont inapprochables et d'autres ont des propriétaires. C'est déchirant, mais nous savons que nous faisons une grande différence auprès de ceux que nous sommes en mesure d'aider et souvent lorsque nous y retournons, nous pouvons revoir les chiens laissés la fois précédente. », mentionne Maély. Cette différence, Daphnée le ressent aussi. Maintenant à Obedjiwan, les gens demandent quand l’organisation Chiots Nordiques sera de nouveau dans le coin. Ils ont établi un beau lien. Heureusement, il y a souvent de belles histoires d’adoption avec des chiens qui n’auraient peut-être pas survécus sur place. D’ailleurs, dans l’épisode du 13 janvier 2020 de Refuge Animal, vous avez pu voir une de ces belles histoires avec le sauvetage de la chienne Nyméria qui s’était réfugiée sous un cabanon dans un dépotoir. Trois de ses chiots étaient malheureusement décédés, mais deux ont survécu. L’équipe avait repéré la chienne depuis déjà un moment et sa capture a été tout un exploit, lors d’une journée très froide en plus. «Elle a marqué notre équipe. On a dû enlever le plancher du cabanon, on avait réussi à récupérer les chiots, mais pas la mère. Un de nos bénévoles a rampé sous le cabanon pendant que tous les autres bloquaient les accès autour et on a fini par réussir à la prendre », raconte Daphnée. Grâce à des familles d’accueil et de bons soins, les chiots et Nyméria ont été adoptés et vivent maintenant une belle vie de chien. Pour faire partie de Chiots Nordiques, il faut non seulement être dévoué mais aussi très passionné et prêt à vivre un grand dépaysement. Mais tous ceux qui ont participé à des cliniques en parlent encore. Chiots Nordiques devient aussi une deuxième famille comme le dit sa présidente. Pour en savoir plus sur Chiots nordiques : http://chiotsnordiques.com

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5 décembre 2019

Le cœur sur la patte

Diane Mailhot fait partie des familles d’accueil de la Fondation Mira depuis 2012. Pendant environ un an, elle socialise et prend soin d’un chien qui deviendra chien guide ou d’assistance pour des personnes non-voyantes, handicapées physiques ou pour un enfant présentant un trouble du spectre de l’autisme. Au moment de notre entretien, elle venait de remettre son 9e chien, Azay et elle devrait accueillir son 10e chien en janvier. Mme Mailhot songeait depuis longtemps à devenir famille d’accueil pour la Fondation Mira, mais son mari et son fils étaient moins enthousiastes à l’idée de garder un chien seulement un an et de le remettre ensuite. Mais finalement, la vie fait bien les choses et les a menés à une soirée d’information. Rapidement, ils ont eu un premier chien, mais seulement en dépannage d’une autre famille d’accueil. Le premier vrai chien qu’ils ont eu en famille d’accueil était Béthanie. Cette dernière a été une chienne exemplaire qui même sans formation de chien d’assistance, a su d’instinct faire un travail similaire auprès de leur fils Olivier qui devait subir des traitements de chimiothérapie. « C’est incroyable ce que cette chienne a fait avec Olivier. Elle le suivait partout. Quand il avait mal, il la prenait dans ses bras et sa chaleur lui faisait du bien », raconte Mme Mailhot. Une fois remis à Mira, Béthanie a été chien d’assistance pour une femme en fauteuil roulant qui, à ce moment, était célibataire. Mais elle a rencontré un homme et ils ont eu un enfant. Dans ce cas-ci, la présence du chien n’était plus utile pour la bénéficiaire. Béthanie a donc été mise à la retraite. La Fondation Mira a alors offert à Mme Mailhot et sa famille d’adopter Béthanie, ce qu’ils ont fait sans hésiter et elle coule toujours des jours heureux auprès de leur fils Olivier. Chien marquant Si Béthanie a été marquante pour la famille, Mme Mailhot mentionne que Bouffon, un magnifique labernois de type St-Pierre qu’elle a aussi eu en famille d’accueil, a été un de ses favoris. « C’était une vraie soie ce chien. Lui, j’ai pleuré quand je l’ai remis. Mais il a malheureusement été déclassé, car il avait une légère boiterie. Quand les chiens sont déclassés, on a la possibilité de les adopter, moi j’en avais déjà adopté un autre qui n’avait pas réussi les tests, car il était trop nerveux sans nous. Mais une amie qui travaille chez Mira a adopté Bouffon. J’étais bien contente, il n’était pas question que ce chien aille dans une famille que je ne connaissais pas. Chaque fois que je vais sur place et qu’il entend ma voix, j’entends ses grosses pattes et il vient me voir. » Mme Mailhot mentionne qu’être famille d’accueil ce n’est pas toujours rose, par contre, cela en vaut tellement la peine. Mais il faut toujours être conscients que ce n’est pas notre chien, mais le chien de la Fondation Mira. « Le matin on l’apporte chez Mira pour son entrée à l’école et même si on a un pincement, le chien lui ne se retourne même pas. Mais on est content d’avoir fait ce qu’on a pu. Lorsqu’il est classé c’est encore mieux. Moi si je peux aider à faire en sorte que quelqu’un puisse être plus autonome avec un chien, ou qu’une mère d’un enfant autiste puisse finalement vider son lave-vaisselle tranquille, c’est fantastique. L’autonomie d’une personne c’est important, on l’a vu avec notre fils lorsqu’il était malade. » Mais pour Mme Mailhot et sa famille, Mira ce n’est pas seulement une histoire de chiens, c’est surtout une histoire d’amitiés. Des liens se sont tissés avec d’autres bénévoles ou même des bénéficiaires, car il arrive régulièrement que des personnes qui reçoivent un chien, demeurent en contact avec la famille qui a éduqué leur chien dans sa première année. De plus, être famille d’accueil c’est non seulement véhiculer l’image de la Fondation, mais aussi faire un peu d’éducation et de sensibilisation, car se balader avec un chiot de Mira, ça attire bien des gens, mentionne Diane Mailhot. Quelques faits : Investissement de Mira pour chaque chien-guide et d’assistance : 30 000$ et les chiens sont remis gratuitement aux bénéficiaires 60 à 70% des chiens se classent dans un des trois programmes Plus de 1 350 personnes bénéficient actuellement d’un chien Mira 350 familles d’accueil actives En moyenne, c’est 200 chiens par année que Mira remet à des bénéficiaires. La Fondation Mira a récemment lancé un projet-pilote pour mesurer les effets d’un chien d’assistance auprès des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Rappelons qu’il y a des chiens-guides pour les personnes aveugles et atteintes de déficience visuelle. Il y a les chiens d’assistance pour les personnes à mobilité réduite. Il y a également les chiens pour les jeunes présentant un trouble du spectre de l’autisme. Il existe également certains chiens de réadaptation. Le premier a été Kanak au Service de police de la Ville de Sherbrooke. Il est encore en service et le projet a tellement bien fonctionné que différents corps policiers ont maintenant ce type de chien. Bien entendu il y a des chiens Mira ambassadeurs, comme Flambo qui est avec le Canadien de Montréal. Pour de plus amples informations, consultez : www.mira.ca

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