Réseau de l’action bénévole du Québec
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5 décembre 2019

Mettre un sourire sur tous les visages

Depuis 2008, Guillaume Vermette parcourt le monde pour redonner le sourire à des gens qui en ont grandement besoin. Ce clown humanitaire a reçu le prix Hommage Bénévolat Québec en 2015. Il a fait le choix de vivre avec le strict minimum pour se consacrer aux autres, que ce soit dans des camps de réfugiés, des orphelinats ou des hôpitaux, il parvient à mettre un baume dans le quotidien des personnes pour qui la vie n’est pas toujours rose. Comment êtes-vous devenu clown humanitaire? C’est depuis 2008, mais l’idée a débuté en 2006. J’avais 17 ans et j’étais animateur dans un camp d’une communauté inuit. Ça été une belle expérience, j’étais de loin le plus jeune de l’équipe, certains ados avaient presque mon âge. Ils ont commencé à se confier à moi, certains voulaient mourir. Je me suis improvisé clown, il y avait un costumier, j’ai pris 2-3 trucs et je suis allé dans la rue. Je n’avais aucune formation. Je n’étais pas bon, mais ça marchait, les gens appréciaient. Je voyais des étoiles dans leurs yeux. L’idée est née là, je me disais que je deviendrais le premier clown humanitaire au monde, j’étais naïf, je pensais que j’inventais un concept. (Rires) Donc, comment le tout s’est réellement concrétisé? J’ai étudié en théâtre clownesse et en psychologie. Rapidement, j’ai eu mon entreprise de clowns, pour laquelle plusieurs artistes travaillaient. Je faisais 2-3 projets humanitaires par année, mais en 2015 j’ai vendu l’entreprise pour être clown humanitaire à temps plein Sur votre site, vous dites que vous ne vivez qu’avec 6000$ à 10 000$ par année. Oui, mais ce n’est pas un sacrifice, c’est bien moins pire que ça en a l’air. C’est un choc pour certaines personnes, mais moi je ne me vois pas faire autrement. Tout ce que j’ai entre dans mon sac à dos ou presque. Ça me permet de mettre plus d’énergie à rendre les autres heureux et ça me rend heureux. Dans la prochaine année, je vais sans doute m’installer un peu plus au Québec et l’idée d’avoir une maison me dérange, car je suis bien libre. Pour être clown humanitaire et vivre avec si peu, vous avez dû vous heurter à plusieurs embûches? Oui, beaucoup. Les gens me disaient fou. Au début, j’appelais les hôpitaux, les CHSLD pour donner de mon temps comme clown thérapeutique, mais à ce moment, on ne savait pas ce que c’était. Maintenant, c’est plus connu, notamment avec le beau travail de la Fondation Dr Clown. J’avais presqu’abandonné l’idée. Dans ma vie personnelle, c’est correct de ne pas avoir beaucoup d’argent, le plus dur est de dire au revoir à ma famille, aux gens que j’aime, car j’étais toujours parti. J’ai plein d’amis proches dans plusieurs pays différents et je ne pourrais jamais les voir aussi souvent que je voudrais. C’est la seule chose que je considère comme un sacrifice. La solitude. Est-ce une des raisons qui vous pousse à vouloir vous installer au Québec? Oui, ça fait partie de ça. Je sais que je ne pourrai pas faire ça toute ma vie, mais je veux le faire. Mais je veux enseigner à une relève, être plus local, je souhaite donner l’envie aux gens de faire de belles choses aussi. Vous donnez des conférences également Oui, ça fait plusieurs années que j'en donne au Québec, dans l'espoir de sensibiliser les gens à certaines réalités et leur donner envie de faire une différence positive à autour d'eux.  Désormais, j'en donne un peu partout dans le monde. La première fois, j’ai reçu un long courriel en italien. Je me disais qu’ils s’étaient trompés. J’ai traduit le message par google et j’ai constaté qu’on m’invitait à être l'invité d'honneur d'un événement et donner une tournée de conférences. Alors je me suis retrouvé avec un traducteur italien là-bas et ce fut une expérience formidable. Vous avez collaboré à quelques reprises avec Patch Adams, est-il un mentor pour vous? C’est un bon ami. Il va signer la préface de mon livre. C’est une inspiration. J’ai passé par plusieurs étapes dans ma relation avec lui. J'ai été un fan, puis j'ai douté de lui. Parce qu'il aurait toutes les qualités pour devenir un gourou, un menteur. Mais à force de le côtoyer, j’ai vu que l’homme, malgré ses défauts et imperfections, il travaille avec acharnement pour changer le monde. Il a ouvert la voie, sans lui je ne serais sans doute pas où j’en suis aujourd’hui. Parlez-nous de votre livre Il devrait sortir l’an prochain. Il est presque fini. Il s’intitule : Un sourire à la fois. C’est un genre de journal de voyage, je raconte des anecdotes selon les dates et lieux. Je parle des gens que j’ai rencontrés et qui font de belles choses, mais dont on n’entend jamais parler. Je veux donner envie de répandre des sourires. Quel serait le pays qui vous a le plus marqué? La Russie. C’est là où je suis allé le plus souvent. Je ne pensais même jamais y aller, c’est une coïncidence, j’ai été invité par Patch Adams en 2011 et ça changé ma vie. Je suis tombé en amour avec la Russie. J’ai découvert une dure réalité, c’est qu’il y a beaucoup d’orphelinats là-bas malheureusement, donc les besoins sont grands. Souvent dans les films on nous donne l’image des méchants russes, mais la réalité n'a rien à voir avec ça. C’est un peuple très accueillant, j’ai découvert beaucoup d’affinités avec eux. Finalement, qu’est-ce que cela vous apporte d’être clown humanitaire? Beaucoup de choses, mais le bonheur surtout. Je suis l'une des personnes les plus heureuses que j'ai rencontrées de ma vie. Au-delà du clown, cela m’apporte beaucoup au niveau humain, c’est certain. Pour en savoir plus, consultez le site : https://www.guillaumevermette.com

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5 décembre 2019

Faire le bonheur des enfants démunis

Noël est un moment de réjouissances pour la majorité des gens, surtout pour les enfants qui s’impatientent devant les cadeaux sous le sapin. Par contre, pour des milliers d’enfants au Québec, Noël n’est pas synonyme de cadeaux. Mais, il y a 25 ans, Thérèse Guillemette et Normand Brault ont fait un geste qui allait changer le Noël de nombreux enfants au fil des ans. Opération Père Noël a alors pris forme. Il y a 25 ans donc, Mme Guillemette était au restaurant avec son conjoint M. Brault lorsque ce dernier, qui travaillait alors en centre jeunesse, a reçu l’appel d’une intervenante qui ne parvenait pas à calmer une jeune fille. Elle avait assisté au défilé du Père Noël et soudainement elle se disait que le Père Noël ne la trouverait pas et qu’elle n’aurait pas de cadeau encore une fois. M. Brault lui a demandé d’écrire une lettre et lui a fait la promesse qu’elle aurait un cadeau. Il avait décidé de l’acheter lui-même. En revenant s’asseoir avec sa conjointe, les deux ont décidé de demander à des enfants d’écrire des lettres et qu’avec leurs amis et familles ils donneraient des cadeaux. La première année, ils ont fait le bonheur de 29 enfants. 25 ans plus tard c’est plus de 14 000 enfants qui reçoivent un cadeau grâce à Opération Père Noël. Une croissance rapide Monsieur Brault et madame Guillemette rêvaient d’implanter Opération Père Noël dans tous les centres jeunesse de la province, ce qu’ils ont fait. Leur maison a été l’atelier du Père Noël de 1995 à 2009 (cette année-là, 2500 enfants ont été desservis)  Puis, ils ont pu compter sur des partenaires qui à chaque année prêtait des locaux . « On a vraiment connu une croissance exponentielle. On a 175 bénévoles à travers le Québec, dont 100 à l’atelier provincial situé à Laval. Les enfants doivent avoir été ciblés et référés par des intervenants. Ces derniers connaissent la situation financière des parents. Nos lutins ramassent les lettres des enfants, ensuite dans chacune des régions, chaque enfant est jumelé à une personne qu’on appelle Père Noël. Cette personne achète un cadeau mentionné dans la lettre. C’est confidentiel. Les cadeaux sont alors remis aux centres jeunesse ou aux CLSC », explique Thérèse Guillemette. Opération Père-Noël compte plusieurs entreprises parmi leurs donateurs, celles-ci s’occupent généralement de nombreux cadeaux. L’organisme a également certains donateurs spéciaux pour des demandes plus spécifiques ou plus dispendieuses. « On n’a jamais rencontré de résistance, au contraire les donateurs nous courent après. Comme ce sont des cadeaux et non de l’argent, ils sont plus enclins à donner car c’est concret. Aussi, on a toujours eu de bons contacts. Ma nièce a travaillé dans d’importants bureaux d’avocats qui ont embarqué. Les femmes des Canadiens de Montréal sont avec nous depuis 2006.  Une fois on a reçu une lettre pour un jeune en centre jeunesse qui jouait au hockey. Un gars avec un beau potentiel, mais qui ne l’avait pas eu facile. On a nous demandé de l’aider, c’est la femme d’un joueur qui a pris la demande pour que son mari s’en occupe. Il a trouvé des donateurs et ils ont tout équipé le jeune. Exceptionnellement, on a levé la confidentialité cette fois-là, car on se disait que le jeune devait savoir que c’était tel joueur qui s’était occupé de lui, sa femme était aussi d’accord. Le jeune trippait tellement. On a vraiment toutes sortes de demandes. Parfois, les enfants font aussi de beaux dessins, ils nous racontent leur vie, parfois les demandes sont plus tristes, mais au final on leur fait plaisir. » Aider dans le plaisir Mme Guillemette nous racontait également que lorsqu’il y a des cadeaux qui arrivent à leur atelier, les bénévoles sont comme des enfants et s’amusent, car ils savent que ce sont des milliers d’enfants qui auront la chance d’avoir un peu de bonheur grâce à Opération Père Noël. On prend soin également de jeunes hébergés dans des centres pour femmes violentées. Malheureusement, même si l’organisme fait le bonheur de milliers d’enfants, si Opération Père Noël devait desservir tous ceux qui vivent sous le seuil de la pauvreté, ce serait plus de 200 000 enfants qui devraient recevoir un cadeau. Encore une fois cette année, grâce à l’initiative de Thérèse Guillemette et Normand Brault (que nous pouvons surnommer Mère et Père Noël), il y aura des milliers de petits heureux. « On ne pensait pas que ça deviendrait aussi gros, mais jamais on ne s’est sentis dépassés. On a toujours été entourés de gens généreux et de bons partenaires. Ça roule bien », conclut Mme la co-fondatrice. Pour en savoir plus : http://www.operationperenoel.com

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5 décembre 2019

Donner un peu de répit dans le bonheur

C’est bien connu, les jeunes mères en ont souvent plein les bras. Donner naissance est peut-être un merveilleux moment, mais c’est aussi un grand bouleversement dans le quotidien. De plus, cela ne se passe pas toujours aussi bien que la société veut le laisser entendre. Pour ces jeunes mères qui ont besoin de prendre soin d’elles, il existe quelques organismes, dont un à Québec, soit Relevailles Québec. Un endroit où elles sont appuyées et où elles peuvent prendre soin d’elles un moment grâce à des bénévoles dévouées. La directrice générale de Relevailles Québec, Caroline Paquin, ne manque pas d’éloges envers les bénévoles. « On prend soin de nos bénévoles. On les invite au party de Noël avec les employés. On les remercie à notre AGA, lors de la Semaine de l’action bénévole, on veut les mettre de l’avant. C’est grâce à elles que l’on peut offrir tous nos services. En plus, elles font du bien aux mamans et elles-mêmes nous disent que cela leur fait du bien de câliner des bébés. Certaines adaptent même leur horaire de travail selon leur bénévolat », raconte Mme Paquin. Une grande mission Relevailles Québec offre une aide à domicile pour les nouvelles mamans, mais vraiment en support. L’aide-maman qui se rend sur place peut alors s’occuper du bébé et des autres enfants, s’il y a lieu, pendant que la mère prend du temps pour elle, que ce soit pour une sortie ou même une sieste. Pour les mères plus créatives, il y a l’art-détente où les bébés sont alors pris en charge par des bénévoles pendant que les mères créent. Ces dernières peuvent aussi se réunir au Café-Rencontre simplement pour discuter. Il existe également un cours de massage pour bébés. Puis, pour les mères qui souhaitent se remettre en forme, il existe des classes de yoga et spinning. Leurs bébés sont confiés à des bénévoles dans une salle avoisinante pendant qu’elles s’occupent d’elles-mêmes en toute quiétude. Relevailles offre aussi le groupe d’entraide Oasis pour celles qui souffrent d’anxiété ou de dépression post-partum. Comme dans les autres services, il n’y a pas de prise en charge, mais une aide, un support, une écoute sans jugement pour les mères en difficulté. « On met toujours un bel arc-en-ciel autour de la maternité, que c’est dont bien merveilleux, que le lien avec ton bébé devrait se faire automatiquement, mais ça ne se passe pas toujours comme ça. Certaines n’ont même pas le temps de prendre une douche, l’attachement ne se fait pas aussi facilement et ces mères ont un fort sentiment de culpabilité, car c’est tabou tout cela. Donc, ce groupe existe pour elles. » Les bénévoles ne sont jamais seules avec un bébé et pour un groupe de huit bébés, il y a au moins cinq-six bénévoles. Donc, si un bébé pleure durant deux heures par exemple, une bénévole peut s’en occuper alors que les autres bénévoles s’occupent des autres bébés sans problème. Chaque bénévole est rencontrée individuellement par Caroline Paquin et elles sont choisies pour leur expérience, leur bagage de vie. Elles ne sont pas nécessairement mères elles-mêmes, mais la grande majorité le sont. Souvent, ce sont également des retraitées qui après un an veulent de nouveau se sentir utiles, plusieurs ont aussi travaillé dans les domaines hospitalier ou scolaire. Naturellement, on vérifie les antécédents judiciaires des bénévoles choisies. Un bien-être réciproque Si les bénévoles ressentent un bienfait fou de s’occuper des bébés c’est aussi de voir les mères épanouies qui les rendent heureuses. « Elles voient parfois les mères arrivées stressées, elles leur laissent leur bébé, mais après leur cours ou atelier, elles ressortent plus calmes plus joyeuses. On voit le bienfait immédiatement. » Relevailles c’est aussi de belles histoires d’amitié. Que ce soit entre les bénévoles ou les mères qui fréquentent l’organisme, de beaux liens se tissent. Dans les locaux de l’organisme, même si parfois on peut entendre les bébés pleurer, on entend aussi les femmes rires. « Je les entends rire de mon bureau, elles s’amusent, elles ont vraiment du plaisir ensemble et ça me fait du bien aussi. Moi qui travaille dans le milieu de la périnatalité depuis quelques années, Relevailles était la suite logique de mon parcours. J’y suis depuis plus d’un an et c’est vraiment une merveilleuse mission où je m’y sens bien », conclu Mme Paquin. Pour plus d’informations : https://www.relevaillesquebec.com

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