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5 décembre 2019

Semer le goût de l’écriture aux enfants

À St-Hippolyte, à l’école primaire des Hauteurs, il existe une activité nommée Les P’tites Plumes qui permet à des enfants de découvrir le métier de journaliste grâce aux animateurs Monique Beauchamp et Jean-Pierre Fabien. Pour faire un résumé, entre 2001 et 2005, la première activité d’écriture se nommait La cloche a sonné. Ensuite, en 2009, la journaliste Martine Laval a débuté Les P’tites Plumes. Audrey Tawel-Thibert a pris le relais en 2017, elle qui avait été une participante à la première activité d’écriture en 2001. Finalement, Monique Beauchamp et Jean-Pierre Fabien ont relancé l’activité en 2018. Ces deux enseignants à la retraite sont aussi journalistes bénévoles au journal communautaire Le Sentier. Cette activité parascolaire se déroule sur l’heure du midi et s’adresse aux jeunes de la 4e à la 6e année. Ces derniers apprennent les bases de l’écriture journalistique, écrivent sur divers sujets et leurs textes sont non seulement publiés dans un recueil à la fin de l’année mais également dans le journal Le Sentier. « C’est rare qu’on a à proposer des sujets, ils décident les thèmes sur lesquels ils souhaitent écrire et parfois ils nous arrivent avec de belles surprises », confie Mme Beauchamp. Et aux dires de son collègue, M. Fabien, les jeunes ne manquent pas de talent. Replonger dans le milieu scolaire Pour les deux animateurs, ce bénévolat leur permettait de replonger dans le milieu scolaire qu’ils aimaient tant. « Ce projet me touchait. Ça me permettait de passer du temps avec les jeunes à nouveau. Je ne pensais pas que cela changerait ma vie à ce point. Quand je suis entrée dans la classe la première fois, j’ai eu l’impression de retrouver quelque chose qui me manquait, même si ma vie était bien remplie. Mais de retrouver ce milieu, c’était incroyable. Ça m’aide à m’épanouir, je me sens utile dans un milieu que j’aime », raconte Monique Beauchamp. Même son de cloche du côté de son collègue Jean-Pierre Fabien qui a pris sa retraite de l’enseignement en 2015. « Au début, j’avais le trac. Je reçois maintenant chaque texte comme un cadeau. On fait de légères modifications, mais c’est tout. Ils ont beaucoup de talent. » Si les deux retraités avaient des craintes quant à leurs capacités de créer à nouveaux des liens avec les jeunes, rapidement ils ont constaté qu’ils avaient toujours ce don et la même passion de partager leurs connaissances avec la relève. « Je n’avais pas peur de prendre ma retraite parce que je suis restée active, ce dont j’avais peur, c’était que ça me manque d’être reconnue. Dans une classe on est reconnu par nos élèves, on a un statut, mais à la retraite on perd ça. Être bénévole permet d’être reconnu à l’extérieur de notre quotidien. À la maison, on n’utilise pas nécessairement notre talent, alors en choisissant une activité qui nous colle à la peau, on retrouve la reconnaissance des autres et on a besoin de s’alimenter de ça. C’est une grande satisfaction », affirme Mme Beauchamp. Pour M. Fabien, le bénévolat est aussi une façon de développer de belles amitiés. « On découvre des gens qui ont les mêmes motivations. Les P’tites Plumes, j’en ai parlé avec Monique, car je voulais que ce soit elle qui le fasse avec moi, elle avait l’expérience du primaire et moi, c’était le secondaire. On se complète bien. Avec le bénévolat, on ne s’attend pas à recevoir, mais c’est le cas. On voit les sourires des jeunes, leur attitude et ça nous rend heureux. C’est un bonheur à petite échelle, mais c’est bénéfique sur toute notre vie. Ça donne des ailes. » L’activité des P’tites Plumes est toujours en cours et on leur souhaite encore de belles années de vie.

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