Cynthia Gagnon : Permettre à tous les jeunes de faire du sport

Cynthia Gagnon

Crédit photo : Jean-François Gravel
Article : Patricia Gougeon (RABQ)

Cynthia Gagnon est une bénévole qui ne compte pas ses heures d’implication. Lorsqu’elle s’engage, elle fonce corps et âme. C’est elle qui a reçu le Prix Claude-Masson qui récompense les jeunes bénévoles de moins de 35 ans lors des prix Hommage Bénévolat-Québec pour la Côte-Nord. Le RABQ a voulu en connaître davantage sur elle.

C’est lorsque son fils a commencé à jouer au hockey à 3 ans que Cynthia Gagnon a commencé à faire du bénévolat pour le hockey mineur à Forestville. Même si elle a voulu ralentir le rythme dernièrement, elle a du mal à laisser cette implication et de leur côté, les gens du hockey mineur font tout pour la garder avec eux. C’est ce qui arrive lorsqu’on aime un bénévole et que ce dernier se dévoue avec cœur.

Soucieuse de donner l’accès aux sports pour tous les enfants, même les plus démunis, elle a alors fondé Sport Espoir dans la région. « On ne se le cachera pas, Forestville est un milieu défavorisé. De voir des enfants qui ne pouvaient pas jouer au hockey, faire du patin ou de la gymnastique parce que les parents ne pouvaient même pas payer l’inscription, ça n’avait pas de sens. Je trouvais que c’était une belle cause, car on le sait, les enfants qui s’investissent dans quelque chose, ont moins l’idée de prendre une mauvaise route. Ça me tenait à cœur. Donc, avec une petite équipe on parvient à amasser des fonds, notamment avec notre tournoi, pour aider des jeunes de notre localité. C’est simple, les parents nous écrivent, on demande leur rapport d’impôts, mais souvent la lettre suffit. On est déjà sorti de notre territoire pour aider un jeune qui jouait au hockey et que tout à coup, ses parents n’avaient plus les moyens. On a décidé de l’aider pareil », raconte Cynthia Gagnon.

De plus, elle a aussi joint un groupe pour fonder le Festival de la famille. Elle est devenue membre du CA a et participé à diverses activités de collectes de fonds également. « Mon beau-frère de l’époque et une cousine disaient que ce serait l’fun que ça bouge à Forestville. Alors on a commencé le Festival, mais j’ai dû faire le choix déchirant de quitter. J’ai trois enfants et j’ai dû ralentir un peu mon bénévolat pour passer du temps avec ma famille aussi. Mais pour le 375e, ils m’ont demandé d’être bénévole. »

Le bénévolat a permis à Cynthia de voir les choses autrement. « Ça m’a apporté une autre vision des choses. Avant, j’étais de ceux qui critiquaient, mais maintenant, j’ai dû me mettre des barrières, car je suis hyper sensible et un commentaire négatif pouvait vraiment m’affecter. Maintenant, je me dis qu’il y aura toujours des mécontents. Souvent, ceux qui critiquent ne s’impliquent même pas. Moi je suis quelqu’un qui aime donner, mais qui n’aime pas recevoir. Je ne compte pas mes heures. Je me donne à fond dans les projets. Voir que ça rend les gens heureux, que ça bouge dans ma ville, c’est ça ma paie. »

Dernière mise-à-jour : 7 mai 2019

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