Réseau de l’action bénévole du Québec
présente
Des histoires inspirantes du bénévolat
Cliquez ici pour nous proposer des histoires inspirantes
13 novembre 2020

Changer des vies une brique à la fois

On connait bien l’organisme Habitat pour l’humanité. De renommée internationale, il existe une branche québécoise de cette organisation qui mobilise des bénévoles pour construire des logements abordables, permettant aux gens moins bien nantis d’avoir un toit décent et ainsi se sortir de la pauvreté. À Montréal, il y a également leur magasin ReStore où le grand public peut trouver des items de décorations ou de rénovations à prix moindre. Ces items sont neufs, donnés par différents fournisseurs. Nous avons voulu échanger avec deux bénévoles dévoués soit Bonnie Struthers et Barry Stoll sur leur expérience avec Habitat pour l’humanité.  Une grande fierté M. Stoll est un des plus anciens bénévoles chez Habitat pour l’humanité Québec. Depuis plus de huit maintenant, l’homme contribue à changer des vies. Professeur retraité, le bénévolat a toujours fait partie de sa vie. En plus d’Habitat pour l’humanité, il s’est aussi beaucoup impliqué auprès de banques alimentaires. Il a d’abord débuté sur les chantiers de construction avec l’organisme, mais aujourd’hui, il consacre son bénévolat au magasin ReStore. « L’année passée, j’ai dû faire plus de 400 heures de bénévolat. Je ne compte plus, car je ne signe pas toujours le registre », dit-il. « Moi je n’avais jamais utilisé un marteau, mais je suis bon pour m’adresser aux gens, ayant été professeur. J’étais heureux de contribuer au fait que des familles moins nanties puissent avoir une maison, mais c’était trop loin les chantiers. Je devais prendre deux autobus et le métro, ça me prenait 2 heures retourner chez moi, là je suis au magasin deux fois par semaine. » De son côté, Mme Struthers a également débuté sur les chantiers. Si au Québec elle est bénévole depuis près de trois ans, elle l'était aussi auparavant au Cambodge. Elle qui travaillait dans la vente de mécanique industrielle a pris sa retraite en 2016 et cherchait un moyen de redonner à la communauté. « J’ai toujours été fière d’aider les autres. Mon mari est décédé il y a quatre ans, mais je considère que j’ai eu une belle vie, alors c’était normal de retourner à la communauté, de rencontrer des gens aussi. Sur les chantiers, c’est incroyable de voir les réactions des familles lorsqu’ils reçoivent leurs clés. Leur vie change, mais je change ma vie aussi. Ce n’est pas facile pour tout le monde, je comprends et j’apprécie ce que j’ai. Mais certains ont besoin d’aide, ce n’est pas de leur faute. Tout le monde a le droit d’avoir sa chance », explique-t-elle.  Donner au suivant Vouloir redonner à la communauté c’est un point commun avec Barry Stoll. « J’ai toujours aimé aider. Le bénévolat c’est quelque chose de naturel pour moi. Je considère que j’ai été chanceux dans la vie. Alors si je peux aider, si je peux redonner, pourquoi pas ? C’est difficile de dire ce que ça m’apporte, mais de voir qu’on peut changer la vie des gens, de voir qu’ils peuvent maintenant avoir une place où vivre, ça me touche beaucoup. » Si vous hésitez à vous impliquer comme bénévole que ce soit Habitat pour l’humanité ou tout autre organisme, nos deux témoins vous disent simplement d’essayer parce que vous verrez que votre vie en sera enrichie. Pour en savoir plus : https://habitatqc.ca/about-habitat/?lang=en

Nombre de vues173
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
22 octobre 2020

Être à l’écoute des autres

Pour souligner la Journée de l’écoute 2020 (24 octobre), le Réseau de l’action bénévole du Québec a voulu mettre en lumière le travail d’une bénévole en centre d’écoute téléphonique pour nos histoires inspirantes. Exceptionnellement, nous garderons une certaine confidentialité pour ce cas. Mais vous pourrez découvrir un récit qui vous donnera peut-être le goût de vous tourner vers ce type de bénévolat. Découvrons donc le témoignage de Fanny. Fanny, vous êtes bénévole dans un centre d’écoute, comment tout a commencé ? J’ai eu la chance de rencontrer une conseillère au Centre d’action bénévole en mars 2018. Elle a évalué mes besoins et mon envie de faire du bénévolat et m’a proposé quelques options, dont l’écoute téléphonique. J’ai tout de suite accroché, car ça rejoignait beaucoup mes valeurs. Je savais que je voulais m’impliquer dans ma communauté, mais je ne savais pas par où commencer et aussi je voulais sortir de ma zone de confort. Les gens sont obligés d’étudier dans le domaine de la psychologie pour être bénévoles dans un centre d’écoute ? Non et c’est ce qui fait la force des centres je trouve. Les gens viennent de partout, mais on a tous une base en commun, soit le désir du contact humain et l’envie de s’impliquer. Chacun on sa propre couleur, on n’a pas la même écoute et c’est une force qui est appréciée. Chacun peut combler les besoins des appelants. On est très bien encadré, on a une bonne formation d’un week-end complet et après c’est en continu, on a des cliniques zoom, et d’autres moyens de communiquer. On a le téléphone de la responsable du centre, on peut contacter les stagiaires, vraiment on est très bien outillé. Comment cela s’est passé la première fois ? J’étais stressée. Je dois avouer que je suis quelqu’un de très gêné, mais j’ai eu un professeur marquant au secondaire qui nous a expliqué les bienfaits de sortir de sa zone de confort, donc c’était l’occasion de le mettre en pratique. J’ai plongé. Je crois que c’est le premier appel qui est plus difficile, car on essaie de s’imaginer comment ce sera. Mais on décroche et moi j’ai tout de suite aimé le contact humain. Que faites-vous lorsqu’il y a des appels plus difficiles ? On a une responsable au centre qui est formidable pour ça, ou des stagiaires qui nous offrent un support incroyable. C’est certain que le contact humain peut nous emmener dans nos vulnérabilités de même que dans celles dans nos appelants. Il faut avoir une place pour en discuter, même avec nos collègues parfois, on se rend compte que les autres peuvent aussi avoir vécu certaines difficultés, on partage nos expériences. Les centres d’écoute ont une excellente communication et c’est très apprécié des bénévoles. Avez-vous déjà pensé arrêter votre bénévolat ? J’ai eu une réflexion avec la Covid, je suis revenue à Montréal et je me suis demandé si c’était le moment d’arrêter. Mais on a eu la chance de pouvoir continuer de façon très sécuritaire à distance et tout de suite j’y ai vu un message que je devais continuer. Je suis aussi passionnée qu’en mars 2018 quand j’ai commencé. Justement avec la Covid, avez-vous remarqué une hausse des appels ou un changement dans le type d’appels ? Justement on en discute souvent et on a remarqué qu’on a plus de nouveaux appelants, ou des gens qui n’avaient pas téléphoné depuis longtemps qui rappellent et on sent aussi que nos appelants réguliers ressentent plus de détresse. Vous avez donc des personnes qui appellent régulièrement ? Oui, de cette façon on peut aussi avoir de leurs nouvelles. Certaines personnes ne reçoivent pas toute l’aide dont ils auraient besoin. Mais souvent, les réguliers ont juste besoin de parler à quelqu’un, on fait partie de leur vie, on ne porte aucun jugement. On les écoute. On n’est pas là pour donner un avis, comme on le fait parfois avec notre famille ou nos amis, on ne connait pas la personne, on est là pour écouter, parfois donner des références, la faire réfléchir. Qu’est-ce que cela vous apporte ? Plusieurs choses. J’ai toujours aimé le contact humain, c’est tellement riche. Mais de le faire de façon sécuritaire, ici et maintenant, sans jugement, et profiter de ce moment avec une personne que je ne connais pas, j’en apprends sur moi. Ce sont des moments très riches. J’ai appris que je pouvais rester calme dans des situations qui pourraient me stresser ou déstabiliser. J’ai appris à faire la distinction aussi entre empathie et sympathie. D’être à l’écoute et de reconnaître que je ne sais pas tout, que parfois j’ai besoin d’aide de mes collègues ou de la responsable. Qu’est-ce que vous trouvez le plus difficile dans ce bénévolat ? De réaliser que certaines personnes n’ont pas l’aide dont elles ont besoin. Nous on est là quelques minutes, mais parfois certains ont besoin de plus et on ne peut pas leur donner. C’est difficile la souffrance humaine. C’est un défi personnel de devoir se distancer parfois. Certaines situations nous touchent plus que d’autres, parfois c’est de se sentir démunie et impuissante. Mais si une conversation nous touche plus, où on pleure, on le dit : « Écoutez, je trouve cela difficile ce que vous venez de me dire. » C’est normal, on est tous humains. Pour plus d’informations ou pour trouver les coordonnées d’un centre d’écoute téléphonique près de chez vous, consultez le site : https://www.lignedecoute.ca/ 

Nombre de vues153
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
13 octobre 2020

Bénévoler en créant la magie!

Résidant de Soreil-Tracy et journaliste culturel depuis plusieurs années, Luc Denoncourt a choisi de se servir de son expérience professionnelle pour faire vivre un peu de magie à des gens en organisant bénévolement des soirées-bénéfices au profit d’Opération Enfant Soleil. En 10 ans, il a réussi à amasser plus de 70 000$ pour la cause et ce n’est pas terminé. Le Réseau de l’action bénévole du Québec s’est entretenu avec cet homme de cœur. Luc Denoncourt a choisi Opération Enfant Soleil il y a bien longtemps. Déjà au CÉGEP il amassait de l’argent avec un ami en vendant des items à la sortie des pharmacies, entre autres. Puis, chacun est parti de son côté poursuivre ses études. Lorsqu’il a accueilli son garçon il y a 13 ans, il a pris conscience de l’importance de l’organisme pour les enfants malades. « Il a eu un pépin de santé, rien de majeur, mais cela a nécessité une petite hospitalisation. Autour de moi, je voyais des machines sur lesquelles était inscrits : Don d’Opération Enfant Soleil. Je me posais la question à savoir que si ces machines n’avaient pas été là, dans l’hôpital à Sorel, peut-être que le pépin mineur serait devenu plus compliqué si on avait dû être à Ste-Justine par exemple, c’est plus de déplacements. À ce moment, j’étais impliqué dans l’organisation de combats de lutte dans la région avec d’autres gars et nous avons eu l’idée d’organiser de plus grosses soirées de lutte et d’inviter des artistes. Tout le monde a embarqué. On l’a fait pendant quatre ans et après on a senti un petit essoufflement », raconte Luc. Naissance d’un concept Mais cela n’allait pas arrêter notre dévoué bénévole. Animateur à la radio CJSO de Sorel-Tracy et rédacteur en chef du journal Allô Vedettes, il a alors eu l’idée de se servir des ondes radio pour faire une entrevue Othon. 8h d’entrevues, 8 artistes invités, en direct des Promenades de Sorel. L’événement a duré 3 ans, la dernière année, cela a eu le seul samedi où la température était idéale, donc les gens ont préféré en profiter plutôt que de s’enfermer au centre commercial. Ensuite, Luc Denoncourt a eu l’idée d’un autre concept, nous sommes alors en 2017. Comme journaliste, il a eu à couvrir différents soupers-bénéfices, ces événements sont souvent réservés aux gens d’affaires qui achètent une table pour leur équipe et passent ainsi la soirée avec un artiste invité à leur table. Pour créer une dynamique différente, Luc a créé le Cabaret des stars, une soirée au profit d’Opération Enfant soleil où les gens achètent des billets (90$/personne) pour un repas gastronomique de 5-6 services (créé avec des produits de la région grâce à différents partenaires) et où ils pourront manger avec un artiste invité, mais à chacun des services, il y a une rotation des artistes, donc durant la soirée, les gens partagent une partie du repas avec différents artistes. Ce qui crée une belle dynamique et rend la soirée des plus agréables. La première édition a très bien fonctionné et le bouche-à-oreille a été si rapide que l’événement a maintenant lieu deux fois par année (juin et octobre). Malheureusement, cette année, en raison du contexte de la Covid-19, les deux éditions ont dû être annulées. Des efforts récompensés « On a offert de rembourser les gens, mais la plupart ont fait un don ou ont reporté pour 2021, on était hyper touchés. Les gens ont senti que c’était difficile pour nous de prendre cette décision. On a un photobooth durant la soirée, un vrai tapis rouge, la ville nous permet de fermer une portion de la rue. Certains artistes font du covoiturage et ils ne se connaissaient pas avant l’événement. Les gens aux tables sont souvent gênés au début, mais après ils sont heureux de voir que les artistes s’intéressent à eux. Il y a vraiment de quoi qui se passe lors de ces soirées, je ne peux même pas l’expliquer. Cela crée une communauté aussi, c’est vraiment spécial », explique l’organisateur. Ce dernier reçoit l’aide de sa femme ainsi que de ses amis Geneviève et René pour toute la logistique de ces deux soirées annuelles. Cela fonctionne tellement bien que les gens demandent même une 3e édition dans l’année, mais ce serait trop de travail. Il faut trouver les artistes disponibles, les partenaires, les commanditaires, toute la logistique, cela représente énormément de temps. Depuis 2017, il y a eu 5 éditions du Cabaret des stars et en tout 78 artistes y ont participé. Luc Denoncourt mentionne que d’offrir de son temps pour une cause qui lui tient à cœur comme Opération Enfant Soleil, cela n’a pas de prix. « Il y a trois ans, une femme m’avait demandé de venir à mon émission de radio pour expliquer aux gens pourquoi c’était si important l’argent qu’on amassait. Sa fille était malade. Je me suis toujours dit que si ce que je faisais pouvait un jour servir à aider les gens, je ne l’aurais pas fait pour rien. J’ai maintenant l’impression que tout le travail que je fais, aide plein de gens, du moins j’essaie. Ça fait du bien aux familles, ça crée de belles rencontres, cette fois, je pense qu’on a trouvé une formule qui fonctionne, donc on va la garder », conclut-il. Surveillez la page Facebook du Cabaret des stars, car si les éditions de 2020 du Cabaret des stars n’ont malheureusement pu avoir lieu, elles seront de retour en 2021. 

Nombre de vues197
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
18 décembre 2019

La Fabuleuse histoire d’un royaume

Depuis 1987, la Fabuleuse histoire d’un royaume prend vie chaque été au Saguenay-Lac-Saint-Jean grâce à des dizaines de bénévoles. Christian Tremblay a vécu sa première expérience à l’été 2019 et il a tellement aimé, qu’il est resté pour la version d’automne destinée aux touristes qui arrivent par les bateaux de croisières. Mais comme le dit si bien Louis Wauthier, lui qui vient de quitter ses fonctions de metteur en scène, sans les bénévoles, le spectacle n’existerait même pas. À chaque représentation, c’est 150 comédiens bénévoles qui donnent vie aux personnages de la Fabuleuse. Des gens de 4 à 88 ans. Souvent, c’est aussi une activité familiale. À travers les 32 ans d’existence, l’équipe a tout vécu, des mariages, des séparations, des naissances, des décès, des maladies, mais une chose les a toujours unis, le plaisir et l’amour de la scène. Certains bénévoles sont présents depuis presque les tous débuts. Christian Tremblay, lui, s’est lancé dans l’aventure à l’été 2019. Policier dans la vie, il ne croyait pas avoir la fibre artistique. Il avait vu le spectacle à quelques reprises. Mais lorsque M. Wauthier a contacté sa conjointe pour savoir si elle souhaitait refaire le spectacle, M. Tremblay a mentionné qu’il le souhaitait aussi. « À part la naissance de mes enfants, c’est le plus beau trip que j’ai eu dans ma vie. C’est vraiment le fun. Nous étions toujours contents de nous voir après nos journées de congé. Mon fils l’a fait aussi ainsi que le fils de ma blonde. Ma fille songe à le faire. On développe de belles amitiés. Je comprends maintenant pourquoi chaque personne qui a participé à la Fabuleuse en parle toujours autant, même après 20 ans. Il faut le vivre », mentionne M. Tremblay avec enthousiasme. Il ajoute qu’avec la Fabuleuse, il a fait des choses qu’il n’aurait jamais cru faire dans sa vie, comme descendre d’un plafond, lui qui n’aime pas les hauteurs. « J’étais trop gêné et en plus avant j’avais un surpoids, donc je ne me sentais pas en forme. Là, je courrais sur scène, j’ai dansé, je n’avais jamais fait cela. À un moment, je devais danser le rock’n’roll sur scène, au début j’essayais et ça ne fonctionnait pas. Mais Louis Wauthier avait décidé que j’étais capable et il avait raison. Il est convainquant et te donne confiance en toi. Finalement, ça s’est très bien passé. » Une ambiance unique D'ailleurs, une des joies de Louis Wauthier durant ses 32 ans au sein de la troupe, c’est justement d’avoir su trouver les fibres artistiques de gens qui n’étaient aucunement des acteurs dans la vie. Il a su leur donner une confiance. « J’ai cette capacité de rassembler. Les bénévoles sont l’essence même de la Fabuleuse, sans eux, le spectacle n’existe pas. À chaque première rencontre je leur disais qu’on allait trouver cette fibre artistique en eux et qu’on trouverait une façon pour chacun. Ce n’est pas évident de recruter autant de bénévoles chaque année, mais l’attrait de la scène et leur curiosité font en sorte qu’on y arrive. C’est plus difficile d’avoir des hommes, surtout des ados, mais dès qu’ils montent sur scène une fois, que les gens applaudissent, c’est un sentiment qui ne s’explique pas. Une fois qu’ils ont fait le spectacle, c’est gravé en eux à tout jamais », raconte Louis Wauthier. Après mûre réflexion, ce dernier a choisi de passer le flambeau à un autre metteur en scène après 32 ans. Un deuil à faire certes, mais un grand sentiment de fierté également d’avoir su comment faire afin de garder une telle production vivante. Ce qu’il aimait par-dessus tout, c’est de retrouver les comédiens bénévoles chaque soir, tout juste avant le spectacle et de revenir sur le show de la veille, échanger avec eux. Tous ces moments partagés, de joie, de peine, d’écoute, des tours joués entre eux, des liens qui se sont tissés. Même si cela peut sembler cliché, tous diront que la Fabuleuse Histoire d’un royaume c’est une belle et grande famille. La fabuleuse histoire d’un royaume c’est: Chaque soir, 150 comédiens bénévoles entourés d’une équipe technique de 20 personnes, de 25 employés de soutien, 7 chevaux, un cochon, une vache, des oies, un immense bassin d’eau, des effets pyrotechniques et plusieurs tableaux historiques comme l’arrivée des 21, de Jacques Cartier, la guerre, le grand feu et le déluge. Le spectacle génère des retombées économiques de 6,5 millions de dollars. Le spectacle a été présenté huit fois en France devant 14 101 spectateurs  

Nombre de vues925
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
5 décembre 2019

Travailler ensemble pour une grande cause

Si vous croyez que les jeunes adultes s’intéressent moins au bénévolat, avec ceux de l’Association québécoise Zéro Déchet et son festival, vous changerez rapidement d’idée. Laure Mabileau et ses comparses ne comptent pas les heures d’implication qu’ils ont mis et continuent de le faire au bénéfice de leur cause. L’Association a été fondée en mars 2017 afin de pouvoir faciliter l’organisation du premier Festival Zéro Déchet qui s’est tenu à l’automne 2017. Ce dernier est né de la volonté d’un groupe de gens engagés qui ont unis leurs forces afin de relever tout un défi qui s’est avéré bien plus grand qu’ils ne l’avaient imaginé. Alors qu’au départ ils souhaitaient organiser un petit festival, leur enthousiasme et les circonstances les ont menés à une première édition organisée au Marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal qui a été un véritable succès. La surface d’exposition a même doublée dès la seconde édition du Festival Zéro Déchet. Cette année, on a ajouté une journée à l’événement qui compte près d’une quinzaine de bénévoles. Des gens qui croient au projet autant que l’équipe fondatrice. « Cela a été un gros défi d’arriver à faire un si gros événement bénévolement. On travaillait tous à temps plein en plus, mais tout a fonctionné, on était tous super contents », raconte Laure Mabileau. Montrer l’exemple Une des clés du succès de l’Association et de son festival est sans doute le fait que personne ne fait la morale aux gens. « On doit faire en sorte que le mouvement ne s’essouffle pas. Moi j’ai toujours été dans le milieu dans l’environnement et c’est la première fois que je vois que les gens ont réellement envie de modifier leur comportement. Les gens sont heureux de le faire, ils rayonnent et donnent envie à d’autres personnes de faire pareil. Ça change des discours avec des règles à suivre. On ne fait pas la morale, on donne envie aux gens de faire comme nous. » Chacun des fondateurs est arrivé avec son propre lot de contacts dans divers domaines, ce qui a facilité les choses également. Si aujourd’hui il y a deux employés, le reste des membres de l’équipe demeurent bénévoles et se dévouent pour la cause à laquelle ils croient. L’Association a même créé des formations pour guider les gens qui souhaitent adopter le mode de vie zéro déchet. Les projets ne manquent pas avec cette jeune équipe des plus dynamiques. Pour de plus amples informations : https://www.aqzd.ca

Nombre de vues803
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
5 décembre 2019

Le bonheur de vivre de Rossana Bruzzone

MTL la plus heureuse était un projet soumis pour le 375e anniversaire de Montréal. Aujourd’hui, c’est devenu un OBNL dont la mission est de contribuer au rayonnement de la métropole et  de propager la joie partout, notamment avec l’aide de ses ambassadeurs bénévoles. Rossana Bruzzone est la cofondatrice et pas de doute possible, elle respire le bonheur. M. Bruzzone, comment MTL la plus heureuse a débuté? J’étais en train de terminer l’écriture de mon livre Le défi optimiste lorsque mon graphiste a vu que c’était le deuxième anniversaire de « Je fais Montréal ». On s’est dit qu’il n’était peut-être pas trop tard pour présenter un projet pour le 375e. On souhaitait voir comment les gens pouvaient être heureux à Montréal et faire un festival du bonheur. Pour documenter le projet, on a fait des capsules vidéo en demandant seulement à pleins de gens qu’on rencontrait « Pourquoi ils étaient heureux à Montréal ?». Au fur et à mesure, on a monté le projet et on a fait 150 capsules, c’était pour le 150e du Canada aussi. On a fait une campagne de socio financement, mais au début c’était difficile, donc on a demandé à des gens de devenir des ambassadeurs du bonheur. Ils devaient parler du projet, mais aussi répandre la joie. On a fait un grand cri de joie sur le Mont-Royal. On a eu tellement plaisir, qu’on a voulu poursuivre au-delà du 375e et c’est devenu un OBNL. Qu’est-ce que les gens vous répondaient sur ce qui les rendaient heureux à Montréal? Beaucoup disaient la diversité culturelle, les bons restaurants, les festivals accessibles à tous. La sécurité aussi. Il y avait un monsieur qui a fait pleurer tout le monde lors de la projection du documentaire, il était adorable. Il avait la sclérose en plaques à un stade très avancé, il est décédé depuis, mais malgré sa maladie, il disait à quel point il trouvait la ville belle. Il parlait des saveurs et des couleurs de Montréal, c’était touchant. Vous organisez aussi un festival du bonheur. Oui, toujours en mars, car le 20 mars c’est la Journée mondiale du bonheur. Ce sera notre deuxième édition l’an prochain. On organise plein de choses et on veut aussi mettre en lumière des artistes pas nécessairement connus, mais qui répandent du bonheur. La première édition a été un succès, on avait des tables rondes, une exposition photo de quatre artistes, des choses pour les familles, des ateliers de rire, de création. Après, au mois de juin, nous avons aussi participé à "100 en 1jour": 100 actions pour améliorer la ville. Ce concept existe dans d'autres villes dans le monde, et à Montréal cette année la Maison de l'Innovation Sociale et l'Institute du Nouveau Monde se sont occupés de l'organisation. Nous avons fait notre part avec 16 "étincelles de bonheur". Comme un piano public joyeux, des  messages heureux incognito diffusés dans un quartier et des câlins gratuits avec la Brigade du bonheur. Naturellement, nous avions plusieurs partenaires et bénévoles, dont nos ambassadeurs. Pourquoi avoir choisi d’en faire un OBNL? Dans le but de partager la joie partout, y compris dans les médias, surtout les médias sociaux. On souhaite propager la joie et démontrer pourquoi Montréal est la ville la plus heureuse. Montrer que ce n’est pas vrai que les belles histoires ce n’est pas vendeur. Les bénévoles sont importants pour votre organisme, mais le bénévolat est aussi important pour vous. Oui. Même lorsque j’étais enseignante en Italie, j’ajoutais toujours des projets, je voulais toujours aider mes étudiants à être plus heureux. J’ai commencé des ateliers d’écriture et j’ai compris la force que cela pouvait avoir. Une jeune fille avait participé et cela nous a permis de l’aider, cela lui a sauvé la vie. J’aidais aussi dans ma paroisse, dans ma communauté. Pour moi, le bénévolat c’est d’être en relation avec l’autre et j’ai toujours aimé partager avec les gens. Lorsque je suis arrivée à Montréal, il y a six ans, j’ai fait du bénévolat en attendant d’avoir mon permis de travail. J’avais une belle carrière en Italie, mais je sentais que j’avais besoin d’un changement. J’ai rencontré un couple de Québécois dans un atelier de peinture qui m’ont invitée à venir les voir et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai senti que c’était ça. Que ça se passerait à Montréal, même si je ne connaissais rien de cette ville. Cela a été un coup de foudre. Et son coup de foudre, elle veut le partager avec le monde entier en proclamant que Montréal est la ville la plus heureuse au monde. Pour en savoir plus : https://www.facebook.com/Mtllaplusheureuse/

Nombre de vues834
PARTAGER
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur LinkedInPartager par courriel
RETOUR AU SITE